Nacer Djabi devait prendre part, ce dimanche 13 janvier, à une conférence autour des mouvements amazighs en Afrique du Nord organisée par une association culturelle dans le cadre de la célébration de Yennayer à l’Université de Batna. « La conférence a été annulée à la dernière minute par le recteur de l’université », écrit le sociologue sur sa page Facebook.

Que s’est-il exactement passé ? « J’ai été invité par une association culturelle, Tamazgha, qui organisait certaines activités dont des conférences sous le patronage du Haut commissariat à l’Amazighité (HCA) », explique Nacer Djabi à actu-fil.com. Le sociologue anime alors une première conférence au théâtre régional où il dédicace également son livre : Les mouvements amazighs en Afrique du Nord : élites, formes d’expression et défis publié aux éditions Chiheb.

« Aujourd’hui, je devais participer à une conférence à l’université de Batna. Nous sommes arrivés à 10 heures. Nous avons été reçus par le doyen de la faculté. Deux conférenciers ont commencé leur intervention. Quelques minutes avant d’entamer la mienne, le vice-recteur est venu dire aux organisateurs que le recteur interdit la conférence et que cela a été demandé par les services de sécurité », assure notre interlocuteur.

Pourtant, Les mouvements amazighs en Afrique du Nord est « une étude comparative faite dans le cadre du programme du Cread (Centre de recherche en économie appliquée pour le développement) », rappelle le sociologue qui ajoute : « ce n’est pas un manuscrit clandestin ! ».

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