Le directeur d’étude chargé de la migration au ministère de l’Intérieur a évoqué, ce jeudi 3 janvier, des « tentatives de déplacer certains groupes armés ou terroristes (du Moyen Orient) vers le Maghreb arabe, notamment vers l’Algérie, puis vers l’Europe ». Dans une déclaration faite à Ennahar TV, Hacène Kacimi est revenu sur l’affaire du renvoi d’une cinquantaine de personnes en provenance de la Syrie et du Yémen vers le Niger dénoncée par une organisation des droits de l’homme.

« D’abord, je veux réaffirmer le soutien de l’État algérien au peuple syrien et c’est sur la base de ce principe que nous avons reçu plus de 50.000 syriens », a indiqué d’emblée le responsable qui appelle à « éviter de faire l’amalgame entre le côté humanitaire et le côté lié aux groupes armées ou terroristes ». « Depuis près de cinq mois, l’Algérie enregistre des déplacements suspects au niveau des frontières algéro-maliennes et les frontières algéro-nigérienne », a-t-il précisé.

Selon lui, des « petits groupes » en provenance des « zones de guerres et de conflits » en Syrie et au Yémen passent par l’Égypte, la Turquie, le Soudan, la Mauritanie, le Mali puis le Niger. « Les Syriens qui viennent sous le couvert de la migration ne sont pas des migrants en réalité et n’ont pas besoin d’une protection internationale comme cela a été écrit dans certains journaux », assure Hacène Kacimi.

« Les services de sécurité et particulièrement l’armée nationale populaire ont intercepté et arrêté plus de 120 Syriens et Yéménites au niveau des frontières avec le Mali et le Niger. Ils étaient accoutrés comme des migrants. Mais ce ne sont pas des migrants en réalité. Certains avaient plus de 15.000 dollars en leur possession, ce sont ni des migrants, ni des demandeurs de protection internationale », affirme-t-il.

Si ces personnes avaient besoin de protection internationale, ils l’auraient demandée toute de suite après leur arrivée sur le territoire turc, selon lui. « Actuellement, il y a une puissante cellule qui a des moyens considérables et qui permet aux djihadistes de se déplacer à travers les pays que je viens de citer. Ces djihadistes et surtout les Syriens parmi eux viennent de la région de Alep et appartiennent à des groupes terroristes », avance le directeur d’étude chargé de la migration.

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