La « moralisation de la vie publique et la lutte contre le phénomène d’achat de consciences aux élections, y compris celles du Conseil de la Nation, sera menée, sans relâche, par toutes les instances compétentes, et plus particulièrement l’autorité judiciaire ». C’est sur un ton ferme que Tayeb Louh a répondu, ce mercredi 6 février, aux accusations d’Ahmed Ouyahia concernant les « dérives enregistrées » lors des sénatoriales du 29 décembre 2018.

« Nul ne peut entraver le processus de lutte contre l’achat de consciences, aussi bien au sein du conseil de la Nation que dans toute autre élection », a assuré le ministre de la Justice qui intervenait, selon l’agence de presse APS, dans le cadre des débats sur le projet de loi modifiant et complétant la loi 06-01 relatif à la prévention et à la lutte contre la corruption à l’APN.

Tayeb Louh a également rappelé que la lutte contre la corruption, amorcée depuis des années, « était plus intense lors des précédentes élections du Conseil de la Nation », qui se sont déroulées « dans le respect de la loi et en toute transparence ». « Nul ne peut, par une déclaration ou une critique, entraver ces procédures (inscrites dans le cadre de la lutte contre la corruption) », a-t-il insisté.

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« La volonté politique sera appliquée avec force par la voie de la justice, jusqu’à ce que le phénomène de l’achat de consciences disparaisse totalement », a ajouté le ministre. Lors de la réunion du conseil national de son parti le 31 janvier, Ahmed Ouyahia avait dénoncé les « dérives » enregistrées lors de l’élection pour le renouvellement partiel des membres du Conseil de la nation.

« En votre nom à tous je condamne ces dérives qui n’ont servi ni la démocratie, ni l’État de droit. En votre nom à tous je salue aussi le courage, la discipline et l’engagement de nos cadres et de nos élus locaux face à ces épreuves », avait-il déclaré.

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