Le conseil consultatif du Mouvement de la société pour la paix (MSP) a décidé de retirer la candidature d’ Abderrazak Makri à l’élection présidentielle. Une décision qui a surpris le premier concerné.

Selon un cadre du parti qui s’est confié à Actu-fil.com, Makri a pourtant «  fortement défendu »  sa candidature. « Hier, le président du Mouvement, soutenu par son bureau national, a tenté  de convaincre les membres du conseil consultatif de l’intérêt de prendre part à cette échéance électorale importante », précise notre source.

Makri a exposé son programme électoral, « en insistant sur l’opportunité pour le parti de se positionner sur l’échiquier politique dans cette conjoncture ». « Il a évoqué la volonté de certaines parties d‘isoler le MSP de la scène politique »,  précise notre source.

Il fallait pourtant beaucoup plus à Makri  pour convaincre les membres de l’instance consultative du parti de confirmer sa candidature. « Nous avions ressenti une réticence chez les membres du conseil dés le début des travaux »,  avoue notre source.

Qu’est-ce qui a pu amener les membres du conseil consultatif à faire marche arrière, alors qu’ils avaient bel et bien cautionné la candidature de Makri, le 26  janvier ?

Selon notre source, deux éléments principaux ont contribué à ce revirement. Il  y’a  d’abord, « l’entêtement du président Bouteflika à briguer un 5e mandat, contre la volonté du peuple ».  Sur ce point, Makri a demandé, hier, aux membres du conseil consultatif de patienter  : « nous aurons la confirmation de la candidature ou pas du président demain ( aujourd’hui) »,  a-t-il  lancé à l’assistance,  en leur suggérant de reporter la décision  à aujourd’hui . Une demande rejetée.  Pour les membres  de ladite instance, « il était important d’éviter le piège du pouvoir ». « Et si Bouteflika dépose à 23 h 55, que ferriez-vous », a lancé  un membre du conseil  à Makri.

La deuxième raison qui a amené  le parti à se retirer de la course à l’élection présidentielle « est liée au mouvement de protestation populaires contre le cinquième mandat ». «  Les membres du conseil consultatif subissent  une grande pression dans les régions. Ils appréhendaient avec beaucoup d’angoisse la réaction des algériens vis-à-vis  de la  participation du parti à l’ élection »,  affirme notre source.

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