Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Tahar Hadjar a donné, ce lundi 17 février, à Alger, une série d’instructions à l’ensemble des directeurs des œuvres universitaires pour « l’activation des dispositifs de sécurité internes » a sein des cités universitaires, en les dotant de tous les moyens humains et techniques pour assurer la sécurité des étudiants, rapporte l’agence de presse APS.

Présidant une réunion avec les directeurs des œuvres universitaires, M. Hadjar a mis l’accent sur l’impératif sécurisation des résidences universitaires à travers « l’activation des dispositifs sécuritaires disponibles », « le respect des instructions » et la mobilisation de tous les moyens susceptibles de garantir la sécurité des étudiants résidents.

« Les cités universitaires ne sont pas des internats », a souligné le ministre, rappelant la convention signée en 1998 entre les directions des œuvres universitaires et les organisations estudiantines régissant la relation entre les étudiants résidents. La convention stipule que chaque étudiant a le droit de recevoir des personnes (membres de la famille ou autres) dans la cité ou il réside.

Les incidents survenus récemment à l’université tels que l’assassinat de l’étudiant en médecine Assil Belalta dans sa chambre à la résidence Taleb Abderrahmane -2- « ne datent pas d’aujourd’hui », a-t-il estimé. Ce qui a changé aujourd’hui, poursuit-t-il, c’est la rapidité de circulation des informations sur les réseaux sociaux. À ce propos, M. Hadjar a pointé certains médias qui amplifient les faits et les relayent sans authentification.

À la veille de l’élection présidentielle, certains parties tentent de « ternir l’image de l’Algérie » que ce soit dans l’Enseignement supérieur ou les autres secteurs. À ce propos, le ministre a appelé les agents chargés de la sécurité des résidences au respect rigoureux des procédures d’inscription de l’ensemble des visiteurs, tel qu’il se fait dans les administrations et les établissements, tout en dotant ces cités de caméras de surveillance.

Dans le même ordre d’idées, le ministre a souligné, encore une fois, l’impératif d’ouvrir la porte du dialogue entre les différentes organisations estudiantines, considérant que la voie empruntée actuellement « demeure en deçà », ce qui transforme les simples problèmes en de véritables énigmes.

 

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