Said Sadi a prévenu, ce vendredi 5 avril, contre les « provocations » pour « l’instant mineures » lors des manifestations populaires contre le système. « L’Algérie vient de continuer son combat pour la libération nationale en se mobilisant avec la même ferveur, la même détermination et le même calme », écrit-il dans un message publié sur sa page Facebook.

Pour lui, ce « dynamisme doit se maintenir coûte que coûte jusqu’à l’engagement d’une phase de transition qui doit activement impliquer l’ensemble des acteurs politiques et sociaux pour garantir un changement de système piloté en dehors de toute intervention de l’ancien régime ».

« Des provocations, pour l’instant mineures, se font jour ici et là. Il convient de les contenir tout en sachant que ces opérations peuvent prendre d’autres proportions à l’avenir si elles ne sont pas immédiatement neutralisées », met en garde l’ancien président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD).

Said Sadi revient sur l’incident qui s’est produit à Béjaïa au moment où il participait aux manifestations. « Après m’être rendu à l’enterrement du défunt Idir Achour, je suis revenu, avec deux amis, sur Bejaia pour prendre part à la manifestation de ce 4 avril au chef lieu de wilaya », indique-t-il.

« Au bout d’environ 900 mètres de marche au cours desquels des centaines de citoyens m’ont salué tout en prenant des selfies avec leur famille, j’ai observé un individu incitant trois autres à m’invectiver en donnant une tape sur l’épaule à l’un de ses acolytes avant de disparaître. Une caméra était opportunément installée précisément au même endroit », relate Said Sadi.

Pour lui, cet incident « est sans importance au regard du civisme et du comportement qui ont prévalu entre les autres citoyens et à mon endroit ». « C’est surtout insignifiant au regard de ce qui s’est passé ce jour dans l’ensemble du pays pour l’avènement d’une nouvelle ère en Algérie », estime-t-il.

« Ce sur quoi il faut par contre veiller et qui donne crédit à l’hypothèse du traquenard, ce sont les commentaires, rares il est vrai, qui ont aussitôt suivi la diffusion quasi immédiate de ces images où l’on peut lire des insanités accablant les Bougiotes », ajoute Said Sadi.

Selon lui, il « est impératif de ne pas tomber dans ce piège ». « C’est exactement ce qui est attendu par les résidus des services spéciaux en voie de délabrement. Ces officines sont nos ennemis historiques. Elles sont dans leur rôle », affirme-t-il.

« L’Algérie ne sera libre et démocratique que le jour où tous ces organes parallèles auront disparu. J’ai fait de cette disparition un élément prioritaire de mon combat de toujours. Cela devient, en ces heures critiques, une urgence absolue », insiste Said Sadi.

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