L’association algérienne de lutte contre la corruption (AACC), a réagi, ce dimanche 31 mars,  à l’arrestation de l’ancien chef du FCE, Ali Haddad alors qu’il s’apprêtait à quitter le pays.  « Un oligarque Algérien – et pas n’importe lequel-, a été arrêté ce matin très tôt, à un poste frontière terrestre avec la Tunisie. Les conditions dans lesquelles il voulait sortir du pays montrent visiblement qu’il s’agit d’une tentative de fuite qui ne dit pas son nom. Celui qui il y a quelques jours encore était président tout puissant du FCE a bénéficié depuis de longues années de la manne de la commande publique, et ce, par favoritisme et en violation des lois de la République : lâché de toutes parts, il a fait le très mauvais.choix d’échapper à la justice, tellement les griefs contre lui sont certainement très lourds »,  précise  un communiqué de l’association.

Tous ces « criminels » et « ces délinquants financiers » font partie de ce que l’on appelle les « Personnes politiquement exposées » (PPE). « Cette notion de PPE a été reprise par le GAFI – Organisation intergouvernementale contre le blanchiment d’argent-, dont l’Algérie est membre »,  précise la même source.

L’AACC préconise dix mesures conservatoires à prendre vis-à-vis des PPE algériennes.  « Des mesures qui pourraient être prises en charge par un gouvernement de transition issu
du  mouvement populaire en cours ». Parmi lesquelles l’on retient, « une interdiction provisoire de sortie du territoire national »,  « interdiction signifiée par la justice sur la base d’une liste des fonctions énumérées plus haut, liste élaborée par la Cour suprême ou sous son autorité »,   soutient  l’asssciation .  « Le bocage provisoire de toutes opérations financières non justifiées, le blocage des avoirs qui pourraient être détenus à l’étranger par les PPE Algériennes », sont préconisés par l’AACC.

Selon l’association présidée par Djilali Hadjadj, la CTRF (Cellule de traitement du renseignement financier auprès du ministère des finances) « pourrait informer ses homologues étrangères et le GAFI des risques actuels élevés de fuite des capitaux à partir de l’Algérie, et demander leur coopération à l’effet de doubler de vigilance afin d’identifier la traçabilité de ces capitaux ». Une mention « particulière » doit être faite en direction du gouvernement suisse « pour obtenir sa coopération à l’effet  de bloquer des avoirs des PPE Algériennes, en attendant de statuer juridiquement sur l’origine  et la légalité de ces avoirs », souligne l’association.

 

S'il vous plaît entrer votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici