Face à une alliance présidentielle soudée plus que jamais autour de la candidature du président Bouteflika, l’opposition est divisée. Si le FFS et le RCD ont annoncé la décision de boycotter cette joute électorale, le MSP et El Mostakbal ont tranché pour la participation. La candidature du général à la retraite Ali Ghediri est elle qui attire le plus l’attention de la classe politique et l’opinion publique.

Que pense le reste de l’opposition ? Le 20 janvier, le Mouvement Mowatana s’est réuni pour se positionner sur les élections présidentielles. Tout en rejetant le cinquième mandat, le mouvement a appelé les candidats potentiels à éviter de « crédibiliser, par leur présence, un scrutin dont l’issue ne fera aucun doute, à l’instar des scrutins précédents ». Une démarche remise sérieusement en cause par Zoubida Assoul qui annoncé son soutien franc à la candidature d’Ali Ghediri. Le mouvement devra se réunir demain pour prendre une décision. Le coordinateur du Mouvement a donné le ton, en appelant sa collègue Assoul à assumer les conséquences de son choix.

Les autres formations de l’opposition font durer le suspense. Ali Benflis, président de Talaie El houriyet , et Louiza Hanoune, la Secrétaire général du PT, hésitent encore entre la participation et le boycott. On sera plus sur la positon d’Ennahda, le 15 février. Ces positons
ont amené le leader islamiste, Abdellah Djaballah a initié une série de consultations avec les partis politiques et les personnalité nationales, officiellement en vue « de soutenir une candidature commune de l’opposition », une démarche qui semble « très compliquée » de l’avis même de son initiateur. « L’on est conscient qu’il sera très difficile, même impossible, de convaincre Ghediri de céder pour un autre candidat de l’opposition. Comme il nous parait compliquer de faire cette demande à Makri. Les deux hommes se sont engagés dans la campagne électorale et croient en leur capacité de mobiliser », précise à Actu-fil.com, une source au niveau du parti El Adalal.

Le parti qui a rencontré hier, Ali Benflis, n’a pu arracher aucun engagement de sa part. « Benflis a évoqué la situation politique difficile dans le pays, tout en rappelant que la décision finale reviendra au Comité central de son parti ». L’ancien chef du gouvernement et candidat aux élections présidentielles de 2014 et 2014, a affirmé à ses proches depuis plusieurs mois quil ne sera pas candidat si Bouteflika prend part à cette élection. Benflis attend peut être l’annonce officielle du président pour trancher définitivement.

Quel est le but de l’initiative lancé par Djaballah? Lakhdar Benkhelaf a affirmé à Actu6fil.com le souhait du parti « de réunir l’opposition autour d’une table « afin de proposer une démarche commune vis à vis de l’élection ». A comprendre : « soit s’entendre sur un seul candidat de l’opposition, soit annoncer le boycott et le retrait des candidats de l’opposition » , précise notre source. La date de cette conférence n’est pas encore arrêtée. Pour les participants, la liste sera ficelée  » à la fin des consultations », pré&cise notre interlocuteur

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