Une rencontre au sommet entre les personnalités et chefs de partis de l’opposition aura lieu le 20 février au siège du parti El-Adala, a affirmé vendredi Lakhdar Benkhela, dans une déclaration à Actu-fil.com.

Cette réunion intervient, selon président du conseil consultatif du parti islamiste, dans le contexte d’une série de rencontres marathoniennes dirigées par Abdellah Dhaballah en vue pour de convaincre l’opposition sur la nécessité de s’unir autour d’un seul candidat à la présidentielle d’avril.

« Il s’agit d’un petit sommet auquel sont conviés les personnalités et les partis politiques rencontrés par Cheikh Djballah ces dix derniers jours pour présenter son initiative politique », précise notre interlocuteur. Cette rencontre sera suivie « par deux ou trois autres réunions », poursuit-il .

Mercredi, l’opposition débattra de deux points : « On arrêtera ensemble le programme du candidat qui va représenter l’opposition ainsi que les réformes, (économique, politique et sociale), que le candidat devrait entreprendre une fois élu », explique Benkhelaf. Le deuxième point concerne « la désignation du candidat du consensus ».

La mission de Djaballah s’avère très compliquée. Et pour cause, aucun des candidats potentiels à la présidentielle n’a affiché clairement son adhésion à la démarche initiée par le leader islamiste lors des réunions bilatérales. En d’autres termes, ni Ali Ghediri, ni Abderrazak Makri ne sont prêts à renoncer à la course à les présidentielles. Abderrazak Makri, selon nos informations, a même sollicité Djaballah « pour soutenir sa candidature ».

Quant à Ali Benflis,il doit attendre la réunion de son comité central, le 28 février, pour trancher sa participation ou non aux élections présidentielles. Mais selon certaines indiscrétions, ce dernier se dirige vers le boycott.

Le boycott est une option envisageable pour les autres partis et personnalités de l’opposition en l’absence de consensus autour « d’un candidat unique de l’opposition »

Pour rappel, le 2 février, le Front El Adala a décidé de ne pas présenter de candidat à la prochaine élection présidentielle prévue le 18 avril prochain. Le parti s’est dit toutefois « concerné » par cette échéance électorale.

Son conseil consultatif a mandaté Abdellah Djabballah pour travailler avec « toutes les forces actives de la société, l’opposition sérieuse et les personnalités nationales » dans la perspective « de soutenir une candidature commune de l’opposition ».

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