Un collectif constitué de neuf organisations dont la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH), RAJ, Djazaïrona et SOS Disparus réitère, ce samedi 12 janvier, son appel pour le « changement » de la loi sur les associations qu’il qualifie de « liberticide et de frein » au développement des associations.

« Le 12 janvier 2012, fut promulguée la loi actuelle sur les associations, et cinq années sont passées après son entrée en vigueur le 12 janvier 2014. Le constat que nous en faisons est chaotique, l’ensemble des associations est soumis à un nouvel agrément (mise en conformité) sous peine de dissolution » écrit le collectif dans un communiqué.

« Cette nouvelle loi impose aux associations l’obligation de l’autorisation préalable à la place du régime déclaratif qui était en vigueur avec la loi 90/31 de 1990. Ceci consacre désormais le diktat de l’administration sur tout ce qui relève de la liberté d’association, de réunion et d’organisation », ajoute-t-il.

Des activités interdites sans aucun motif

Plusieurs organisations « dont des organisations nationales qui travaillent sur les thématiques des droits humains, et de la citoyenneté, de l’égalité homme-femme, de la jeunesse et des organisations internationales installées en Algérie, n’ont pas encore à ce jour leurs agréments de conformité », selon la même source.

« Plusieurs activités des associations sont interdites par l’administration sans aucun motif. Des programmes de partenariat sont arrêtés, des comptes bancaires bloqués, des associations gelées ou dissoutes par l’administration au lieu et place de la justice », poursuit-il.

Le collectif rappelle les « plaidoyers » initiés par les associations et adressés aux pouvoirs publics « pour le changement de cette loi ». « Il s’agit d’une proposition d’un projet de loi qui exprime notre vision et nos aspirations en terme de libertés d’association et d’organisation pour un mouvement associatif acteur et partenaire du développement national », précise le collectif.

Ce dernier appelle les représentants du peuple, des partis, des associations « à appuyer » son plaidoyer et à se mobiliser notamment pour le « retour définitif au régime déclaratif qui consacre la liberté d’association et d’organisation dans la loi et la pratique » et la « levée du dictat de l’administration: La liberté d’association est la règle ».

 

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