Ahmed Ouyahia a évoqué, ce jeudi 28 février, un « mouvement haineux (hiraq haqoud) » contre le président de la République. « Il y a un candidat qui s’appelle Abdelaziz Bouteflika. Et il y a un mouvement haineux (hiraq haqoud) contre lui », a avancé le Premier ministre au terme des débats autour de la Déclaration de politique générale du gouvernement.

« Est-ce à cause de son parcours? Je ne pense pas. Est-ce à cause de son état de santé? Il était malade en avril 2013. Il s’est présenté en 2014 et le peuple a voté pour lui. Est-ce une opposition de principe dans certains milieux, je dis oui », a ajouté Ahmed Ouyahia qui a rappelé que c’est le peuple qui tranchera à travers les élections.

Le Premier ministre est revenu également sur les marches organisées et les appels lancés pour de nouvelles manifestations. « On a peur des manipulations. Et si on parle des manipulations et de l’exploitation de la rue, on doit revenir à 1991. J’entends qu’il y a un appel à la grève, rappelons la grève de 1991 », a-t-il lancé.

Ahmed Ouyahia dit continuer « à prévenir contre les appels anonymes ». « On commence à voir certains milieux étrangers bouger et commenter. Je ne parle pas pour effrayer le peuple ou pour exploiter le passé », a-t-il assuré. Dans son intervention, il rappelle les commentaires de certains sur les fleurs offerts aux policiers. « En Syrie également, ça a commencé avec des fleurs », a-t-il précisé.

Les députés du RCD protestent avant de sortir de l’hémicycle. « Ils confirment qu’ils veulent l’anarchie », lâche le Premier ministre avant de conclure: « je dis au peuple algérien: tu es libre dans ton pays (…). Vive l’Algérie ».

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