Said Sadi a mis en garde, ce lundi 25 mars, contre la manipulation de la police politique visant le mouvement populaire du 22 février. « Est-ce que, pour autant, ce qui peut être attendu de cette salutaire mutation mentale, culturelle et sociétale est définitivement installé sur le chemin du possible ? Il faut le souhaiter, engager tout ce qui est humainement mobilisable pour que cela advienne sans se dissimuler les difficultés déjà apparentes et celles, plus obscures, qui s’annoncent », écrit-il dans une contribution publiée par Liberté.

Parmi les menaces immédiates, Said Sadi cite les « interventions de la police politique dont on trouve la marque pesante sur la toile et dans les foules ». « Le surinvestissement des réseaux sociaux et l’acquisition de matériels sophistiqués pour inonder le net par les fake news, les diffamations ou le détournement de comptes des blogueurs contestataires les plus actifs ont pu désorienter l’opinion », indique l’ancien président du RCD.

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« L’opération a cependant montré ses limites car la brousse du statu quo était trop sèche et les flammèches du changement se sont vite transformées en brasier exaltant une espérance irréductible au rejet du cinquième mandat. L’explosion du mouvement a atteint un seuil critique qui a disqualifié les impacts de la colonisation de la toile, le monde réel, trop massif, devenant réfractaire à l’emprise du virtuel », poursuit-il.

Mais les services de renseignement qui ont perdu, selon lui, la « manche de la pollution sur le net » n’ont pas déclaré forfait. Aujourd’hui, ils « tentent de rattraper le coup par l’infiltration du terrain », assure-t-il. « Des voix reconverties à l’opposition avouent que le pouvoir a été exercé par « des forces extra-constitutionnelles ». La belle affaire. La principale force extra-constitutionnelle est la police politique », lâche Said Sadi.

Ce dernier évoque « plusieurs manœuvres où les anciens réseaux du DRS, fidèles au général Mediène, se reconnectent aux structures actives du renseignement pour préparer une OPA sur le mouvement à travers le parachutage de Liamine Zeroual dont un poster géant a été accroché ce vendredi sur un bâtiment de la place Audin ». « Fausse piste ou ballon d’essai, il est trop tôt pour dire si l’ancien chef d’État se laissera reprendre au jeu des appels obliques des services », ajoute-t-il.

 

1 COMMENTAIRE

  1. Le general zeroual est celui qui a livré sur plateau l’Algerie a Boutef l’imposteur voyou qui ne merite pas de gerer meme un poulailler, alors il ne peut y avoir de deuxieme fois pour la meme connerie. Surtout quil est encore plus vieux.

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