Des milliers de manifestants à la Place Maurice Audin. Photo prise par Hadjer Guenanfa.

Des intellectuels, des universitaires et des militants* regroupés dans un collectif pour une Algérie nouvelle préconisent des mesures « d’urgence » à mettre en place « immédiatement » et qui sont « en phase avec les exigences les plus évidentes du mouvement » populaire. Il s’agit notamment « d’abroger immédiatement toutes les lois liberticides (la loi sur les réunions publiques et les manifestations, le code de l’information, la loi sur les partis, la loi sur les associations et les syndicats, etc.) pour permettre aux Algériens de s’organiser et de s’exprimer librement ».

Ils recommandent également la restitution des « sigles des structures politique, syndicale et associative héritées de la Guerre de libération (FLN, UGTA et Association des Oulémas), jusque-là usurpées par le système, à la mémoire collective ». Ils appellent à « supprimer définitivement le ministère des Moudjahidines et de le remplacer par un Conseil National en charge du dossier », celui de la Communication « et de le remplacer par un Conseil National en charge des affaires du secteur » et celui des Affaires religieuses « et de le remplacer par un Conseil National du Culte ».

LIRE AUSSI : Le texte intégral du collectif pour une Algérie nouvelle

Le groupes d’intellectuels, d’universitaires et de militants ont dit rejeter les propositions du président de la République « dans le fonds et dans la forme ». « Il ne s’agit plus, dans les conditions actuelles, de réformer le système, même radicalement, mais d’organiser son départ pacifiquement et de mettre une place une Algérie Nouvelle », écrivent-ils. Pour cela, ils formulent deux propositions : la rupture définitive avec la « légitimité historique et ses ferments politiques et économique », « d’aller vers une légitimité démocratique en mettant en place les conditions morales et matérielles de l’exercice de la démocratie ».

(*) Les signataires :

-Amar Ingrachen, universitaire, journaliste

-Kaci Sadi, universitaire

-Nabil Souami, Militant de la démocratie

-Abdesslam Ali-Rachedi, Professeur en médecine et militant de la démocratie

-Ahmed Meliani, enseignant

-Ahmed Saadoud, économiste

-Said Oussad, journaliste, écrivain

-Ali Kahlane, chef d’entreprise, expert international en TIC

-Mourad Ouchichi, économiste

-Nouredine Bessadi, universitaire

-Ahmed Rouadjia, sociologue

-Messaoud Belhasseb, universitaire

-Abdelkrim Haouari, Universitaire

-Faradj Talbi, militant de la démocratie

-Taous Ait Mesghat, médecin, chroniqueuse

-Zahia Bouroubi-Saim, militante de la démocratie

-Fayçal Houma, chef d’entreprise, militant de la démocratie

-Anouar Rahmani, écrivain

-Wezna Moula, militante de la démocratie

-Cherif Driss, politologue

-Djellali Badis, militant de la démocratie

-Yamina Bair, journaliste, militante de la démocratie

-Belkacem Boukherouf, économiste

-Mhand Slimani, militant de la démocratie

-Chafia Amiri, militante de la démocratie

-Khaled Zirem, militant de la démocratie

-Anis Saidoun, étudiant, militant de la démocratie

-Issam Mermoune, étudiant, militant de la démocratie

-Rabeh Sebaa, professeur de sociologie

-Said Madjour, Militant de la démocratie

 

1 COMMENTAIRE

  1. Bonjour .

    Souhaitant adhérer à ce mouvement je voudrai savoir si vous avez un siège mit en place ou pas !? Merci de bien vouloir me répondre dans les plus brefs delais .

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