Mokrane Aït Larbi a lui aussi critique la demande de mise en œuvre de l’article 102 faite, ce mardi 26 mars, par le vice-ministre de la Défense nationale et chef d’état-major, Ahmed Gaid Salah. « L’application de l’article 102 de la Constitution ne réglera pas la crise », estime d’emblée l’avocat dans un texte publié sur sa page Facebook.

« L’application de l’article 102 de la Constitution avait un sens avant la révolution populaire pacifique et quand l’opposition demandait son application. Mais aujourd’hui, la crise n’est plus constitutionnelle pour chercher une solution constitutionnelle. Elle est devenue politique et a besoin d’une solution politique », tranche-t-il.

Pour lui, l’application de l’article 102 de la Constitution intervient « après plusieurs tentatives qui ont échoué du pouvoir pour rester au pouvoir sans la volonté du peuple ». Cela « veut dire qu’on ne répond pas aux revendications populaires appelant au départ du système corrompu », assure Mokrane Aït Larbi.

« Annoncer l’état d’empêchement un mois avant la fin du mandat veut dire qu’on donne les prérogatives du chef d’État au président du Conseil de la nation et le maintien du gouvernement Bedoui-Lamamra, parce que la Constitution ne permet pas de changement de gouvernement durant cette période », indique-t-il.

« Cela veut dire aussi l’organisation des élections présidentielles selon cette article par le même pouvoir », poursuit la même source. Selon elle, la crise n’est pas liée « au changement de personnes » mais au « départ d’un système ». « Cette nouvelle tentative du pouvoir vise à maintenir le système d’une manière ou d’une autre », précise-t-il.

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