Mokrane Aït Larbi a estimé, ce mardi 12 mars, que le « système » revient avec la lettre du président à « sa première thèse » après « l’échec de toutes les tentatives des clans au pouvoir ». « Suite à l’échec de toutes les tentatives des clans au pouvoir et à l’imminence d’une fin du système corrompu, ce dernier revient par la lettre du 11 mars à sa première thèse pour jouer les prolongations dans le but d’assurer sa continuité », a écrit l’ancien directeur de campagne d’Ali Ghediri dans un communiqué.

« Le président a décidé d’une part de rester au pouvoir pour une durée minimale d’une année en dehors et au mépris de la Constitution, et d’autre part d’organiser une conférence nationale qui comptera sans doute des comités de soutien au président, et de créer une commission «indépendante» de surveillance des élections, qui se substituera à la « très indépendante » haute instance, dissoute », a-t-il soutenu.

Pour cet avocat, il s’agit d’une « provocation de trop » qui « n’affaiblira pas la détermination du peuple à poursuivre ses revendications par des moyens pacifiques pour éradiquer le système, même si le plan proposé par le président rappelle la continuité imposée au lendemain des événements d’octobre 88 ».

« Tout en refusant qu’Abdelaziz Bouteflika reste au pouvoir à l’issue du quatrième mandat, le peuple algérien revendique le départ de tout le système, et non le changement de personnes. Le peuple poursuivra sa révolution pacifique jusqu’à la victoire », a-t-il conclu.

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