Me Mokrane Aït Larbi a publié, ce lundi 25 mars, une lettre ouverte au procureur général de la Cour d’Alger. « Les magistrats statuent au nom du peuple et le peuple appelle à l’application de la loi », indique d’emblée l’avocat sur sa page Facebook. Il cite plusieurs articles de lois dont ceux qui permettent au magistrat d’appliquer la procédure d’interdiction de sortie de territoire contre toute personne qui pourrait être impliquée dans un délit ou un crime.

« En tant que citoyen qui a pris part aux manifestations de la révolution populaire pacifique, j’ai entendu la voix du peuple qui demande de poursuivre les responsables de la corruption qui ont détruit l’économie du pays », précise Me Aït Larbi. « Vous connaissez les responsables de la corruption et les services de sécurité les connaissent. Le peuple aussi les connait », assure l’avocat et militants des droits de l’homme.

« Si la loi permet de poursuivre les responsables de la corruption sans plainte, qu’attend le parquet pour appliquer la loi sur les corrompus pour répondre aux revendications légitimes (du peuple) ? », demande Mokrane Aït Larbi. « Demain, il serait trop tard », prévient-il.

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