L’annonce faite par les quatre partis de l’Alliance présidentielle, hier samedi, concernant le choix d’Abdelaziz Bouteflika comme candidat pour la prochaine élection présidentielle du 18 avril n’étonne pas le président du RCD. « Ce n’est pas une surprise pour n’importe quel observateur de la scène politique algérienne », a déclaré, ce dimanche 3 février, Mohcine Belabbas. « Nous l’avons compris depuis un moment quand on a vu qu’il y avait impossibilité de trouver un consensus sur un candidat alternatif à Bouteflika », a ajouté la même source dans un entretien à TSA.

Le président du RCD est revenu sur les « tentatives d’initiatives lancées » par des « acteurs proches du pouvoir ». Il s’agit notamment de « l’idée du report ou de la prolongation », selon lui. « Je pense que le pouvoir a finalement été contraint d’annoncer la candidature du chef de l’État. C’est une candidature de contrainte », assure-t-il. Pour lui, le pouvoir « était réellement tenté d’aller vers une prolongation du mandat en tentant d’arracher la caution d’un certains nombre de parti politiques de l’opposition ».

C’est le rejet de l’option du report de l’élection présidentielle par ces partis de l’opposition qui « a contraint le pouvoir de convoquer le corps électoral et penser à présenter sérieusement le chef de l’État », affirme Mohcine Belabbas. Le RCD a décidé de ne pas prendre part à l’élection présidentielle du 18 avril prochain en parlant d’une « énième opération de désignation d’un chef de l’État ».

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Mohcine Belabbas a réagi également sur les propos tenus la veille par Ahmed Ouyahia concernant les manifestations de rue. Le secrétaire général du RND a assuré que le gouvernement ne permettra pas à l’opposition d’investir la rue. « Aucun acteur de l’opposition ne pense aller vers la rue pour provoquer l’anarchie. Au contraire, la réflexion au niveau de l’opposition est d’organiser la rue. Si jamais ça éclate dans la rue sans que les partis politiques ne s’impliquent, ça va déraper », prévient-il.

Le patron du RCD a rappelé que les actions de rue sont, toutefois, récurrentes à travers le pays. Dans son intervention, il a cité les manifestations Oued Souf et à Ouargla. « Je pense qu’ils peuvent encore continuer à empêcher, pendant un temps très court, les manifestations au niveau de la capitale. Si jamais les Algériens décident d’investir la rue, ce n’est pas le pouvoir de M. Ouyahia qui va les empêcher. Si les Algériens refusent pour l’instant d’aller dans la rue, c’est parce qu’ils jugent qu’ils ne sont pas prêt à aller vers une action organisée », a-t-il ajouté.

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