Mohcine Belabbas a participé à la manifestation de ce vendredi 8 mars à Alger. « Le peuple a la volonté d’en découdre avec le système. Il n’y aura pas de retour en arrière pour le peuple. Il ne s’agit plus pour les Algériens du rejet du cinquième mandat mais du rejet de tout un système », indique le président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) à l’issue de la marche.

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« Nous sommes dans une conjoncture politique qui ressemble à celle qui a précédé le déclenchement de la révolution », assure-t-il à Actu-fil.com.

Pour lui, les dirigeants du pays « n’ont d’autres choix que de céder ». « Aujourd’hui, les Algériens veulent remettre tout à plat. Il est clair qu’on doit aller vers une période de transition qui va commencer par la démission d’Abdelaziz Bouteflika. Il faut ensuite mettre en place un gouvernement de salut national et comité d’éthique qui va prendre les prérogatives du chef de l’Etat », précise-t-il.

Est-ce que l’opposition a été prise de court par ce mouvement populaire? « Une bonne partie de l’opposition a été prise de court. Ce n’est pas le cas du RCD qui a toujours appelé et préconisé les actions de rue pour créer un rapport de force qui nous permettra de négocier avec le système son départ », a-t-il répondu.

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