Mohcine Belabbas a tiré à boulets rouges, ce mercredi 27 mars, sur le vice-ministre de la Défense nationale et chef d’état-major de l’armée, Ahmed Gaïd Salah, qui a demandé, hier mardi, la mise en oeuvre de l’article 102 de la Constitution.

« L’intrusion du chef d’état-major (dans la crise), à travers son discours prononcé hier, a envenimé la situation », a estimé le président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) lors d’une conférence de presse qui est actuellement en cours au siège du parti à Alger.

Mohcine Belabbas se demande « en quelle qualité » le chef d’état-major « s’est ingéré dans ce genre de questions »? « Il n’appartient pas à un chef d’état-major de faire ce genre de déclarations », tranche le président du RCD.

Ce dernier rappelle que le général de corps d’armée, Ahmed Gaïd Salah n’est pas le « chef suprême des forces armées ». « Il n’a pas cette qualité. Donc, il y a usurpation de fonctions. Il n’a pas le droit de faire ce genre de déclarations », insiste-t-il.

« Dans un Etat démocratique normal, le chef de l’état-major devrait être destitué rapidement parce que c’est un dérapage. Il a outrepassé ses prorogatives. C’est une déclaration grave », poursuit Mohcine Belabbas.

Selon lui, la mise en oeuvre de l’article 102 de la Constitution est dépassé. Il a rappelé que le quatrième mandat du président prend fin dans un mois. Le président du RCD a évoqué une « manœuvre politique » visant à sauver le système.

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