Le président de la République a annoncé, ce lundi 11 mars, dans un message adressé à la Nation, plusieurs décisions en réponse aux revendications exprimées lors des manifestations populaires organisées chaque jour depuis le 22 février dernier. Que doit-on retenir du message du chef de l’Etat ? D’abord, le prolongement de son mandat.

« Il n’y aura pas d’élection présidentielle le 18 avril prochain. Il s’agit ainsi de satisfaire une demande pressante que vous avez été nombreux à m’adresser dans votre souci de lever tout malentendu quant à l’opportunité et à l’irréversibilité de la transmission générationnelle à laquelle je me suis engagé », a assuré Abdelaziz Bouteflika.

« Il n’y aura pas de cinquième mandat et il n’en a jamais été question pour moi, mon état de santé et mon âge ne m’assignant comme ultime devoir envers le peuple algérien que la contribution à l’assise des fondations d’une nouvelle République en tant que cadre du nouveau système algérien que nous appelons de tous nos vœux », a-t-il affirmé.

Même s’il reporte l’élection présidentielle et renonce à briguer un cinquième mandat, Abdelaziz Bouteflika assurera la gestion de la période de transition durant laquelle la conférence nationale s’attèlera à élaborer une nouvelle Constitution avant de fixer la date de la prochaine élection à laquelle il ne participera pas.

« Je m’engage enfin, si Dieu m’accorde vie et assistance, à remettre les charges et les prérogatives de Président de la République au successeur que le peuple algérien aura librement élu », a précisé le président de la République dans son message.

Le président Bouteflika avait fait la même proposition dans un message à la Nation publié après du dépôt de son dossier de candidature au niveau du Conseil constitutionnel le 3 mars. Seul changement à souligner dans ce nouveau message est le report du scrutin du 18 avril et le prolongement de son mandat. Une mesure que la Constitution actuelle prévoit seulement en période de guerre.

Evidemment, l’idée du report et du prolongement du mandat du président n’est pas nouvelle. Elle a été évoquée et défendue, dès la fin 2018,par le patron du Mouvement de la société pour la paix (MSP). Abderrezak Makri avait tenté, sans succès, de convaincre l’opposition.

Le deuxième mesure à retenir dans le message de ce lundi est celui des « changements importants » au sein du gouvernement. « Ces changements constitueront une réponse adéquate aux attentes dont vous m’avez saisi, ainsi qu’une illustration de ma réceptivité à l’exigence de reddition de comptes et d’évaluation rigoureuse dans l’exercice des responsabilités », a indiqué le président.

Ahmed Ouyahia a présenté sa démission ce lundi en fin de journée. Noureddine Bedoui a été nommé Premier ministre. C’est lui qui est chargé de former le nouveau gouvernement. Les noms de certains des responsables commencent d’ores et déjà à circuler. Il s’agit notamment de certains walis en poste et d’autres cadres au sein des différents ministères et à la tête de certains groupes publics.

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