Des appels pour manifester contre le 5e mandat d’Abdelaziz Boutelfika demain ont été lancés sur les réseaux sociaux. Ces derniers jours, plusieurs villes du pays vivent au rythme de la mobilisation contre la candidature du président Bouteflika. Des slogans hostiles au pouvoir sont scandés par les manifestants. Paradoxalement, ni le gouvernement ni les partis de l’alliance présidentielle n’ont réagi à cette contestation qui prend de l’ampleur.

Interrogé par Actu-fil.com, Seddik Chihab, porte parole du Rassemblement national démocratique (RND), estime que « les élections doivent  être une occasion pour renforcer  l’ancrage démocratique de notre pays, et non une épreuve de force et de confrontation ». « Utiliser la rue, exploiter les problèmes et la crédulité de certains jeunes, constituent des manœuvres malsaines », précise notre interlocuteur.

Cette démarche « ne sert ni la démocratie ni l’Algérie », estime le parti d’Ahmed Ouyahia,

Le soutien exprimé par certains partis de l’opposition à la contestation de la rue , reflète, selon Chihab Seddik, « une volonté désespérée de récupérer la mobilisation citoyenne à des profits exclusivement partisans ».

Ce matin, plusieurs dizaines de jeunes se sont rassemblés devant le siège du RND à Annaba. Les manifestants ont scandé des slogans hostiles au président de la République et  son Premier ministre, Ahmed Ouyahia.

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