Louiza Hanoune, la secrétaire général du parti des travailleurs, pense que les conditions politiques « ne sont pas encore réunies pour des élections présidentielles transparentes ». Si elle considère que la convocation du corps électoral par le président constitue « un facteur de clarification en ce qui concerne la situation politique dans le pays », il n’en demeure pas moins que des questions essentielles restent sans réponses, selon elle.

Dans une conférence de presse organisée, ce samedi 19 janvier, Hanoune s’est interrogée si les présidentielles d’avril se tiendront dans la sérénité, « c’est-à-dire, poursuit-elle, dans le cadre des conditions permettant d’aller vers le renouveau et la transformation politique ? ». Le PT prendra-t-il part à cette échéance électorale? Hanoune n’a pas révélé la position du parti, attestant que la décision sera prise par son comité central. « Il ne s’agit pas pour nous d’une simple question tactique (..) Parfois la conjoncture fait que la participation à ce scrutin prend d’autres proportions. L’enjeu aujourd’hui, c’est la pérennité de la nation algérienne », soutient-elle. Pour le PT, l’installation d’une instance libre de surveillance des élections électorales, la neutralité de l’administration, le respect des voix des électeurs issus des corps constitués, la publication du fichier électoral sur le site du ministère de l’intérieur sont autant « d’élément nécessaire » pour la réussite du prochain scrutin.

« Aucune raison pour s’adresser au président ».

Le parti des travailleurs a décidé de relancer la campagne politique de signature pour l’élection d’une assemblée constituante. Le bureau politique du parti se réunira prochainement pour « adapter ce document à la situation politique », annonce Hanoune. Concrètement, cela signifie quoi ? L’année passée , le parti des travailleurs, rappelons le, avait décidé de saisir le président de la république pour la convocation d’une assemblée constituante. Aujourd’hui , Hanoune recule et pense « qu’il n y’ a aucune raison pour nous adresser au président de la république sur cette question» La raison ? « Si le président est candidat pour un 5e mandat , cela signifie le maintient du statut- quo. Or, nous luttons pour la rupture avec le système en place ». Si, par contre, le président n’est pas candidat, « ce la signifie qu’il n’aura plus la qualité et le pouvoir de décision pour convoquer une assemblée constituante » précise Hanoune.

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