La prochaine élection présidentielle du 18 avril rappelle à Louisa Hanoune « cette période qui a précédé les législatives de décembre 1991 ». « Aujourd’hui ,dans le débat politique, on rencontre les mêmes difficultés enregistrées lors des élections législatives (de 1991). Des élections avec lesquelles on avait senti l’odeur du sang et qui ont jeté le pays dans la guerre du terrorisme », a estimé la secrétaire générale du Parti des travailleurs à l’ouverture de la réunion du bureau politique de son parti.

« Les doutes et l’anarchie actuelle interviennent dans un climat politique plus dangereux (que celui de 1991) à cause de la nature du scrutin prochain, de la situation nationale tendue et de la situation internationale porteuse de dangers », a-t-elle souligné. Mais pour elle, le défi est le même : la question du pouvoir. Le contexte dans lequel se prépare la présidentielle rappelle également à Louisa Hanoune la « situation qui prévalait en Tunisie et en Égypte en 2010 ».

« Les systèmes en place avaient poussé le cynisme et l’arrogance à l’extrême. Ils avaient poussé les peuples dans leurs derniers retranchements. Ce qui a provoqué des soulèvements populaires, révolutionnaires même, et gigantesques », a-t-elle rappelé. Selon la secrétaire générale du PT, la majorité des Algériens lutte actuellement dans le pays contre « la pauvreté et même la misère ».

C’est pour toutes ces raisons que Louisa Hanoune pense que le PT ne doit pas participer à l’élection présidentielle du 18 avril. « C’est mon avis personnel. Je vais l’exprimer et je vais le défendre devant le comité central (du parti) », a déclaré la patronne du PT avant d’assurer qu’elle respectera et appliquera la décision de la majorité. La décision finale de la participation ou non du PT à la présidentielle sera donc prise par le comité central.

Durant son intervention, Louisa Hanoune s’est interrogé sur les concessions que l’Algérie compte faire pour que les « puissances impérialistes ferment les yeux sur la nature du scrutin. « S’agit-il de la position de l’Algérie par rapport à la question palestinienne ? », se demande-t-elle. La secrétaire générale du PT se dit « très inquiète » pour le pays. Pour elle, la prochaine présidentielle « n’est pas une priorité ».

La « priorité est la sauvegarde de notre pays », a-t-elle insisté avant de préconiser des mesures pour ramener le calme. Sur les événements au Venezuela, Louisa Hanoune s’est interrogé sur le silence des autorités algériennes. « Qu’en est-il de la position algérienne ? Ce silence est horrible. Comme si c’était un gage qu’on offre à Trump (…) Est-ce qu’il ne faut pas tirer les leçons de cette attaque impérialiste contre le Venezuela », a-t-elle déclaré.

Louisa Hanoune s’est également exprimée sur le décès du producteur et réalisateur Youcef Goucem. « Il n’y a pas de mot pour exprimer notre colère », a-t-elle dit. La secrétaire générale du PT a également estimé que « le ministre de la Communication et celui de la Justice sont interpellés pour enquêter sur ce drame et déterminer les responsabilités ».

 

 

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