Le Club des juges libres soutient totalement le mouvement populaire. « L’application de l’article 102 est très tardive. Cette disposition aurait dû être appliquée depuis 2013. Là on veut la mettre en œuvre pour débloquer une situation de crise politique majeure », précise Me Abdelhak Mellah, avocat et ancien magistrat.

« À présent, les magistrats, à l’instar de la majorité des Algériens en marche, demandent un changement radical du régime qui implique le départ, au moins des figures les plus emblématiques de l’ancien régime », ajoute notre interlocuteur.

Après la proposition faite par le chef d’état-major de l’armée mardi, le Club des juges libres a annoncé son soutien à toute « position visant le respect et l’application des la Constitution » selon El Bilad sur son site. « Oui, les magistrats sont pour l’application de la Constitution qui stipule dans son article 7 que la souveraineté appartient au peuple », indique Me Abdelhak Mellah.

Pour lui, le peuple s’est prononcé. Militant et avocat à Boumerdès, Abdelhak Mellah est un magistrat à la retraite et membre fondateur du Syndicat national des magistrats (SNM). En 2014, ce conseiller à la Cour suprême avait tenté de « lancer une association des magistrats ». « Cela a été refusé. Donc j’ai pris ma retraite », dit-il.

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