Les Jeunes progressistes du RCD ont dénoncé, ce mardi 9 avril, la « violence exercée contre les étudiants manifestants à Alger ». « Les forces de police ont violemment réprimé ce matin la marche des étudiants dans la capitale. Contrairement aux nombreuses marches qui ont eu lieu depuis le 22 février 2019, les milliers d’étudiants venus exprimer leur rejet des dernières manipulations du pouvoir qui visent à sauver le système en place ont été surpris par un dispositif de répression. Matraqués, gaz lacrymogène et canons à eau ne sont pas venus à bout de la détermination des manifestants », indiquent-ils dans un communiqué.

« Dans le même moment, le pouvoir de fait entérine son coup d’Etat contre la volonté populaire au Palais des Nations par l’intronisation d’une potiche du régime dans les fonctions présidentielles », précisent les Jeunes progressistes du RCD qui « alertent sur le fait que » la répression dont a fait l’objet les étudiants « peut être le prélude à une tentative de reprise en main de la situation par un pouvoir de fait ».

« Elle signe, dans tous les cas, la reprise en main par ce pouvoir illégitime de tous les appareils de répression : jusque-là, en effet, seule la gendarmerie nationale a été instruite pour des opérations de répression », soulignent-ils.

« En ces moments révolutionnaires décisifs, les Jeunes Progressistes du RCD appellent à la poursuite de la mobilisation populaire et à la condamnation de tels actes. La rupture radicale avec le système politique est à la portée de notre jeunesse, elle passe par la mobilisation pacifique, l’organisation autonome dans les universités et la vigilance. A bas la répression ! Pour une université autonome ! Pour une transition conduite par la société civile ! », concluent-ils

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