Amnesty international estime que la condamnation du militant Hadj Ghermoul à six mois de prison ferme et une amende pour « outrage à corps constitué » est une « grave atteinte à la liberté d’expression en Algérie ».

Selon l’organisation internationale, ledit militant a été condamné pour avoir posté sur Facebook une photo où il tient une pancarte sur laquelle est écrit « Non à un cinquième mandat » du président Abdelaziz Bouteflika.

« Il est totalement absurde qu’il soit condamné à passer six mois derrière les barreaux simplement pour avoir exprimé pacifiquement ses opinions politiques », a indiqué Heba Morayeb, directrice du programme Afrique du Nord et Moyen-Orient à Amnesty International.

« Son arrestation et sa condamnation témoignent une nouvelle fois de l’intolérance dont font preuve les autorités algériennes vis-à-vis de l’opposition et de leur inquiétante tendance à multiplier les arrestations et les détentions arbitraires à l’approche de l’élection présidentielle prévue en avril », souligne-t-elle.

« Elles doivent annuler la condamnation de Hadj Ghermoul et le libérer immédiatement et sans condition. Nul ne devrait être incarcéré pour avoir exercé sans violence son droit à la liberté d’expression », conclut la même source.

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