Le Parti des travailleurs (PT) a dénoncé, ce mardi 9 avril, la répression contre la marche des étudiants dans la capitale. « Un pas vient d’être franchi aujourd’hui 9 avril à travers la répression de la marche des étudiants à Alger par le recours à la violence policière précédée d’arrestations de syndicalistes et activistes libérés, par la suite », écrit le parti de Louisa Hanoune dans un communiqué.

« Cette régression est très grave et porte en elle les risques de dérapages tout comme elle confirme que le départ de A. Bouteflika ne saurait signifier la fin du système qui a pris en otage le pays depuis 1962 », assure le PT.

Ce dernier s’interroge: « Qui a osé donner de telles instructions à la police qui depuis le 22 février accompagne pacifiquement les marches et rassemblements dans une fraternisation exceptionnelle ? Qui a donné l’ordre à la gendarmerie d’empêcher des Algériennes et des Algériens d’entrer dans la capitale vendredi dernier ? Que prépare une telle volte-face ? ».

Le PT « met en garde contre cette provocation » et « dénonce avec la plus grande vigueur ces pratiques héritées du système de parti unique décomposé anti-démocratique, anti-populaire et anti-national ». Le parti « constate que la répression de la marche des étudiants est concomitante avec la réunion des deux chambres du Parlement composée des députés des partis du système et dont l’écrasante majorité du peuple demande le départ, tout comme elle exige la dissolution du parlement… ».

« Il est donc établi que le recours à l’article 102 de la Constitution pour remplacer l’ex président de la République A. Bouteflika démissionnaire, a pour unique objectif le sauvetage du système répressif et oppresseur par la confiscation de la volonté et la souveraineté populaires », affirme la même source. Pour elle, « seul le départ de tout le système, de ses institutions et partis, de tous ses symboles politiques et militaires, de sa clientèle et ses courtisans de l’oligarchie prédatrice et mafieuse qu’il a enfantée, de ses pratiques totalitaires, de ses lois scélérates et donc de sa constitution obsolète, est à même de garantir la liberté d’expression et l’exercice par la majorité du peuple de sa souveraineté pleine et entière ».

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