Le bureau politique du parti des travailleurs annonce la démission du groupe parlementaire du parti de l’APN , précise le PT dans un  communiqué  du parti rendu public, ce mercredi 27 mars.

Cette démission est liée aux derniers développements qu’a connu la scène politique, notamment  l’appel  à l’application de l’article 102 par le chef de l’armée, GAID Salah.  « La déclaration du chef d’Etat-major diffusée hier à partir d’Ouargla apparaît comme dirigée contre la volonté de l’écrasante majorité du peuple de chasser un système corrompu et décomposé et disposer d’elle-même. C’est une immixtion dangereuse du militaire dans le politique », précise la même source.

« Des dizaines de millions d’Algériennes et d’Algériens, au compte de l’écrasante majorité du peuple, sont mobilisés depuis le 22 février dernier dans un processus révolutionnaire avec comme exigence centrale, le départ du système, de tous ses symboles, de ses partis et ses pratiques pour que s’exprime librement la souveraineté du peuple confisquée depuis 1962 »,  poursuit la même source.

Du point de vue de la démocratie « cela signifie soit la démission ou le départ du président de la république à la fin de son mandat. Cela signifie le départ de toutes les institutions au service de ce système à commencer par le parlement et le gouvernement afin que le peuple exerce sa pleine souveraineté », affirme le PT.

L’application de l’article 102 « implique le maintien du gouvernement actuel et les deux chambres du parlement dont l’écrasante majorité du peuple réclame le départ car non légitimes. Elle vise donc le sauvetage du système et sa continuité. Et l’application de l’article 102 est porteuse de tous les risques pour la nation, pour sa souveraineté et son intégrité ouvrant la voie aux ingérences étrangères tant rejetées par les millions de manifestants », explique le parti de Louisa Hanoune.

Pour le parti des travailleurs, la seule issue positive, à même de préserver la nation du chaos « réside dans le respect de la volonté de la majorité du peuple d’exercer sa pleine suveraineté, définir elle-même la nature du régime à mettre en place et donc la forme et le contenu des institutions dont elle a besoin pour la satisfaction de toutes ses aspirations démocratiques, économiques, sociales, et culturelles ».

Le parti des travailleurs affirme  « (qu’il) ne cautionnera pas le contournement, voire la confiscation de la volonté de l’écrasante majorité du peuple ».

 

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