Le bureau politique de Talaie El Hourriyet a salué, ce samedi 16 mars, la marche du vendredi « durant laquelle le peuple algérien a rejeté massivement les manœuvres du pouvoir politique en place visant à sauver le régime et spolier le mouvement populaire de son objectif de changement radical de système politique ».

Dans son communiqué, le bureau politique de Talaie El Hourriyet a « dénoncé, la supercherie des forces extraconstitutionnelles qui continue à attribuer lettres et messages à la Nation à un Président malade, supercherie qui a atteint son paroxysme avec, la lettre de présentation de la candidature du Président absent, à son insu, à la plus haute fonction de l’État ».

« Il dénonce les manœuvres désespérées de ces forces extra-constitutionnelles à travers ce coup de force qui permet au Président de la République de bénéficier d’une prorogation du 4e  mandat pour une durée indéterminée, en violation flagrante, caractérisée et provocatrice, de la Constitution, faisant fi de la volonté populaire et des revendications du peuple algérien », a-t-il affirmé.

Le bureau politique de Talaie El Hourriyet dit rejeter « dans la forme et dans le fond la lettre du 11 mars 2019 que l’on prête au Président de la République, comme il a rejeté la lettre du 3 mars qui procède de la même veine ». Pour le parti d’Ali Benflis, le « pouvoir politique en place continue à feindre de ne pas comprendre le message populaire et se propose de faire un ravalement de la façade du régime ».

« En persistant dans le déni de réalité et en choisissant de défendre avec acharnement la survie du régime chancelant et sa pérennité au détriment de la stabilité et de la sécurité du pays,  les tenants du pouvoir portent une lourde responsabilité devant le peuple algérien et devant l’Histoire », a-t-il assuré.

« Le bureau politique considère que la période cruciale que vit notre pays  commande à l’opposition de serrer les rangs pour traduire les aspirations populaires en actions et initiatives visant à concrétiser ces aspirations », a prévenu le parti qui réaffirme son rejet « de toute ingérence dans les affaires intérieures de notre pays ».

« Enfin, le Bureau politique considère que le départ immédiat du Président de la République et des forces extraconstitutionnelles, comme le demande le peuple algérien en marche, constitue une exigence pour l’ouverture de perspectives à la solution de la crise », a-t-il conclu.

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