Alger le 18/11/2014 Le secrétaire général du parti du Front de libération nationale (FLN), Amar Saâdani.(Photo/Sidali New Press)

Miné par des conflits internes et les querelles intestines, le FLN, qui ne peut plus compter sur  le soutien du clan du président démissionnaire, Abdelaziz Bouteflika, est en phase de vivre sa plus grave crise depuis plusieurs années.

Selon des informations obtenues par Actu-fil.com, le congrès extraordinaire du FLN n’aura pas lieu, comme annoncé à la presse par des sources concordantes au sein du parti, les 18 et 19 avril. « La date et le lieu du congrès ne sont pas encore arrêtés », précise à Actu-fil.com un membre de l’instance dirigeante du FLN.

Ce dernier est néanmoins catégorique : « le congrès ne sera pas organisé au courant du  mois d’avril. Il est impossible de le faire dans cette conjoncture », précise notre source. Par conjoncture, il faut retenir, « la situation politique dans le pays marquée par la démission du président Bouteflika et la poursuite de la mobilisation populaire contre le système », mais aussi « la situation explosive au sein du parti ».

La direction du FLN considérée comme « illégitime » par les contestataires, tente d’abord  «  de régler ses problèmes internes avant de se diriger vers un congrès rassembleur », soutient notre source.

Quand aura lieu le congrès du FLN ? « Le congrès aura lieu probablement fin mai ou début juin ». Une date probable et non confirmée, insiste notre source.  «Tout dépendra de l’évolution de la situation politique et des résultats des discussions engagées au sein du parti », poursuit-elle.  » Nous voulons aller vers congrès rassembleur. On prendra le temps qu’il faut pour dégager un dialogue sincère avec les différentes ailes au sein du parti. Nous avons besoin d’un FLN uni », atteste ce membre de l’instance dirigeante.

Il faut savoir que plusieurs membres du comité central parmi eux, l’ancien ministre de l’agriculture, Abdessalem Chelghoum, Rachid Assas, Ahmed Boumehdi et Mustapha Maazouzi , ont saisi jeudi 4 avril le ministère de l’intérieur au sujet de la tenue du congrès extraordinaire  du FLN. Selon le document obtenu par Actu-fil.com, les contestataires ont demandé au nouveau ministre « la non autorisation du congrès et l’interdiction de toutes les réunions de la direction illégitime ».

«La situation illégitime et illégale du FLN peut encourager les autres formations politiques à  transgresser les lois », avertissent les membres du comité central dans leur correspondance.

Ces dernières pointent du doit la responsabilité du ministère de l’intérieur « en cas de dérapage ».

Les contestataires du comité central veulent tenir un congrès ordinaire en 2020 pour élire une nouvelle direction.

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