Le Club des juges a dénoncé, ce jeudi 21 mars, la décision d’écarter le président de la section des délits du tribunal de Sidi M’hamed après avoir refusé de mettre sous mandat de dépôt des manifestants. « La situation du pays nous impose l’union et l’entraide », lance d’emblée le nouveau syndicat des magistrats dans une déclaration lue par un juge lors du rassemblement organisé à Alger dans la matinée.

« Nous avons appris dernièrement ce qui s’est passé. Il s’agit d’un comportement qui est, pour le moins qu’on puisse dire, en contradiction avec notre mission sacrée et nos principes », indique le Club des juges. « On pensait que ces pratiques étaient dépassées et faisaient partie d’une culture du passé dominante avant le 22 février 2019 », ajoute la même source.

Pour cette nouvelle organisation, l’objectif du mouvement populaire est notamment celui de « mettre fin à ces pratiques » qui ont fait « du juge un outil entre les mains du pouvoir exécutif ». Le nouveau syndicat des magistrats a appelé le ministre de la Justice sans le nommer à « s’éclipser » avant de mettre en garde contre la réédition du scénario de 2016 ».

« On met en garde les gestionnaires (…) de rééditer le scénario de 2016 en demandant les listes nominatives des juges qui soutiennent le mouvement populaires », lance le Club des juges qui dénonce fermement ce genre de pratiques dans lesquelles il voit une « provocation » pour tous les magistrats.

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