Djamel Zenati a critiqué, hier mardi, l’annonce faite par le vice-ministre de la Défense et chef d’état-major de l’armée. Dans un texte publié sur Facebook, l’ancien député du FFS revient d’abord sur la question du « respect de la constitution ». « Le chef d’état-major semble se soucier du respect de la constitution. Dans ce cas, pourquoi ne s’est-il pas opposé à la candidature de Bouteflika ? », s’est-il d’abord demandé.

« Elle était pourtant doublement non conforme à la constitution. Pourquoi n’a-t-il pas réagi à l’annulation de l’élection présidentielle ? Elle était pourtant non conforme à la constitution. Pourquoi a-t-il accepté la prolongation du mandat en cours du président ? Elle était pourtant non conforme à la constitution. Cet attachement tardif au respect de la constitution est pour le moins suspect », estime-t-il.

Djamel Zenati est ensuite revenu sur la question de la « légitimité des revendications du peuple ». « Le chef d’état-major préconise une solution qui garantisse selon lui la satisfaction de toutes les revendications légitimes du peuple. Il devrait savoir que le peuple exige le départ du système et pas seulement le départ du président. La transition est un double processus qui consiste à mettre en place les fondements du nouveau système et déconstruire l’ancien », rappelle-t-il.

« Ce n’est pas placer un pion à la place d’un autre. Lazem yrouhou gaa comme disait le jeune algérois. Le renouvellement du compromis historique exprimé avec éclat par les millions d’Algériennes et d’Algériens en mouvement depuis des semaines ne peut se résumer à la mise en œuvre d’une disposition constitutionnelle. Faut-il encore préciser que l’institution dont c’est la vocation de mettre en œuvre cette disposition constitutionnelle s’est totalement discréditée », poursuit la même source.

Pour Djamel Zenati, la mise en oeuvre de « l’article 102 » est « loin de constituer la solution ni même un début de solution ». « Elle vise à emprisonner l’idéal populaire dans une procédure dont l’unique objet est de permettre au système de se régénérer. Il s’agit bel et bien d’un piège. Il consiste à sacrifier Bouteflika pour sauver tout le reste.
Le peuple n’est plus dans l’épisode Bouteflika. L’article 102 de la constitution est en deçà, voire même plus, en opposition à l’ambition du mouvement populaire », soutient-t-il.

L’ancien cadre du FFS a appelé à la sagesse. « Le regard du peuple est désormais tourné vers l’avenir, un avenir des lumières. Provoquer de la déception dans cet immense espoir aura des conséquences désastreuses incalculables sur le pays. Soyez sages, soyons sages. L’Algérie mérite mieux. Elle mérite le meilleur », conclut-il.

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