Le Parti des travailleurs a estimé que la démission du président de la République « satisfait en partie les aspirations de la majorité ». « Elle ne saurait à elle seule constituer l’issue positive conforme à la volonté de la majorité qui veut exercer sa pleine souveraineté sans tuteurs, ni représentants de fait quels que soient leurs qualités ou postes de responsabilité », écrit le parti de Louisa Hanoune.

Pour le PT, « attribuer, comme le font certains médias, partis politiques et autres activistes, dans un matraquage insupportable, la démission du président de la république à l’incursion brutale de l’Etat-major de l’ANP dans la décision politique, ce que d’ailleurs renvoyaient les images diffusées par les chaines de TV, participe d’un mépris total et violent à l’égard de la mobilisation de dizaines de millions d’Algériennes et d’Algériens qui ne sauraient permettre que leurs soit dénié une fois de plus, le droit de décider de leur sort ».

« Dans le même ordre d’idées, vouloir enfermer la révolution en cours, dans le carcan d’une constitution dépassée équivaut à imposer le maintien du système en place et du régime présidentialiste qui concentre tous les pouvoirs entre les mains d’un seul homme et donc des institutions à commencer par les deux chambres du parlement et le gouvernement rejetées par l’écrasante majorité du peuple », prévient le PT.

Le parti de Louisa Hanoune dit rejeter toute « tentative d’où qu’elle vienne, visant à entraver, stopper le mouvement révolutionnaire et rappelle que c’est le système en place qui met en péril le peuple algérien et la nation algérienne et que la confiscation de la volonté du peuple fut-elle l’émanation de l’ANP est porteuse de dangers intérieurs et extérieurs pour le pays, car contraire à la démocratie et pouvant servir d’alibi pour les ingérences extérieures ».

Le PT estime également que la « lutte contre l’oligarchie prédatrice et les réseaux mafieux » ne saurait être dissociée de la « nécessité vitale que soit démantelé le système qui les a produits et généralisés ». « Une telle lutte ne saurait être utilisée comme moyen de règlement de comptes entre différents pôles du même système. Car la lutte contre la corruption doit être, pour être impartiale, menée par une justice réellement indépendante réclamée y compris par des magistrats, n’obéissant à aucun centre de décision civil ou militaire », insiste le parti.

Le PT indique que « seule la poursuite de la mobilisation révolutionnaire, est à même d’imposer le départ du système et du régime en place, comme condition pour l’avènement de la démocratie véritable ».

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