Hier mardi, le gouvernement a publié la liste des marchandises soumises au droit additionnel provisoire de sauvegarde (DAPS) dans le Journal officiel. L’arrêté signé par le ministre du Commerce comprend plus de mille produits dont les « eaux minérales et les eaux gazéifiées, additionnées de sucre ou d’autres édulcorants ou aromatisées, et autres boissons non alcooliques ».

« À la première lecture, il n’y a pas de matières premières soumises au DAPS. Mais nous avons saisi l’ensemble des entreprises du secteur pour vérifier. Nous sommes en train de travailler là-dessus », a indiqué, ce mercredi 30 janvier, Ali Hamani dans une déclaration à actu-fil.com. Mais le président de l’Association des producteurs algériens de boissons (Apab) se pose plusieurs questions sur cette nouvelle liste.

Absence de la bière…

Parmi les interrogations du président de l’Apab figure l’absence de la bière au moment où une « production nationale existe et peut couvrir la totalité de la consommation nationale », selon lui. « Une grande partie des marques internationales sont produites en Algérie. Pourquoi ce produit n’est pas soumis au DAPS malgré notre proposition ? », se demande Ali Hamani qui ne veut pas parler de lobby.

« En matière de bière, nous avons pourtant des produits de qualité », poursuit notre interlocuteur qui s’attend à une réaction des producteurs.

70% pour les eaux minérales, jus et d’autres boissons

Autre interrogation du président de l’Apab, celle liée au taux de 70% appliqué sur les eaux minérales et d’autres boissons non-alcoolisés importés. « La production nationale couvre 98% de la consommation nationale. Pourquoi les 70%0 pour ces produits ? », avance Ali Hamani dont l’organisation compte saisir bientôt le ministère du Commerce. « Le ministère du Commerce n’a pas fermé les portes. Toutes les doléances argumentées sont les bienvenus », a-t-il assuré.

 

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