20h00. Au total, 27 policiers ont été blessés dont quatre dans un état grave, selon le bilan de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN). Ces policiers « étaient victimes d’agressions (…) de la part de délinquants infiltrés », selon la même source qui évoque l’arrestation de 108 personnes.

La Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH) a dénoncé une « répression injustifiée » qui « s’est abattue contre les manifestants pacifique à la fin de la marche en utilisant des bombes lacrymogènes et des tirs en balles en caoutchoucs ». 

19h00. Des éléments du Groupement des opérations spéciales de la police (Gosp) et ceux de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) sont intervenus lors des affrontements entre les services de l’ordre et des casseurs.

17h00. Les Algériens ont marché également à Skikda, Constantine et Ouargla. Des blessés ont été enregistrés dans la capitale suite aux affrontements avec les forces de l’ordre.

16h00. La police antiémeute utilise les canons à eaux et du gaz lacrymogène. Des affrontements sont en cours entre les services de l’ordre et des casseurs à Alger-centre notamment au boulevard Mohamed V.

 

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Des affrontements entre les casseurs et les forces de l’ordre #Alger #algerie

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Durant les manifestations, les Algériens ont scandé de nombreux slogans : « Tetnahaou gaa ! (vous partirez tous !) », « ça y est, c’est bon, echaâb houa le président », « Bensalah ya el mourrouki, dzaïr andha ouladha (Bensalah, le Marocain, l’Algérie a ses enfant) », « maranach habssin, koul Djemaa khardjine (on ne compte pas s’arrêter, on sortira chaque vendredi) ».

 

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« Tetnahaou gaa ! (Vous partirez tous!) », scandent les manifestants près de la Grande poste #Alger #algerie

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Sur les banderoles, les messages sont également plus tranchants : « le peuple, ministre algérien de la Défense », « maranach metradjine, echaâb = essilm (on ne reviendra pas en arrière. Le peuple = la paix) », « Enidham = El ounf (le système = la violence) », « manach habssin (on ne s’arrêtera pas) », « halte au mépris ».

15h00. Les manifestants continuent d’affluer vers le centre-ville d’Alger malgré les barrages dressés par la gendarmerie et la police à l’entrée de la capitale et le renforcement du dispositif de sécurité. « J’ai passé trois heures de Dar El Beida à Alger », assure Ghanem qui était dans un bus. « Les services de sécurité faisaient descendre tous ceux qui avaient un drapeau », assure-t-il.

« Nous sommes arrivés au niveau de Boufarik vers 4 heures du matin pour aller vers Alger. Les gendarmes nous ont obligés de rebrousser chemin après avoir saisi les drapeaux. Nous avons pris une autre route. Nous sommes arrivés à Alger vers 9h30 », témoigne Youcef Kriou, un chômeur d’Aïn Defla.

14h00. Les Algériens manifestent actuellement dans plusieurs villes à travers le pays notamment à Tizi Ouzou, M’sila, Sétif, Béjaïa et Mostaganem.

11h00. Les forces de la police antiémeute se retire de la Grande poste sous la pression des nombreux manifestants.

« Echaâb yourid tetnahaou gaa (Le peuple veut le départ de tout le monde) », scandent les manifestants à la Place Maurice Audin. Un cordon de sécurité a été mis en place pour bloquer l’accès au boulevard Mohamed V.

 

Les manifestations prévues, ce vendredi 12 avril, dans la capitale et dans les autres villes à travers le pays devraient sans doute révéler la profonde défiance des Algériens vis-à-vis du fait accompli constitutionnel et le changement de stratégie des forces de sécurité.

Dès les premières heures de la matinée, des centaines d’Algériens se sont rassemblés à la place de la Grande poste pour protester contre le maintien des figures du système dont Abdelkader Bensalah qui est devenu, depuis le 9 avril dernier, chef d’Etat par intérim.

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