La polémique autour de l’augmentation des frais d’inscription pour les étudiants étrangers extra-européens en France se poursuit. Pour l’instant, une « dizaine » d’établissements universitaires français ont annoncé qu’ils n’appliqueraient pas cette hausse annoncée par le Premier ministre, à la mi-novembre, lors des rencontres universitaires de la francophonie, selon Ouest-France.

Il s’agit des universités Clermont-Auvergne, Aix-Marseille, Toulouse Jean-Jaurès, Lyon-II, Nanterre, Rennes-II, Angers, Le Mans et Paul-Valéry Montpellier 3 qui s’opposent aux nouvelles augmentations. Selon la nouvelle stratégie du gouvernement, l’inscription en licence pour les étudiants étrangers non-européen s’élèvera à 2770 euros au lieu de 170 euros à partir de la rentrée 2019. L’inscription en master ou en doctorat passera à 3770 euros au lieu de 243 et de 380 euros.

« Nous demandons un retrait de la hausse des frais d’inscription et la mise en place d’une réflexion collective sur l’accueil des étudiants étrangers », a déclaré Nadia Dupont, la chargée de mission formation à l’université Rennes-II, citée par Libération. « Cette mesure vient heurter les valeurs que nous portons, comme l’égal accès à l’enseignement supérieur », a estimé Jim Walker, vice-président de Lyon 2 en charge des relations internationales, cité par RFI.

Pour faire face à la colère qui monte dans les universités, la ministre de l’Enseignement a nommé cinq personnalités pour mener une consultation autour de la question. Celle-ci devrait prendre fin en février. Frédérique Vidal a cependant assuré que le « principe et le calendrier de la hausse des frais ne seraient pas remis en cause », selon La Croix. La même responsable a précisé que la mesure ne s’appliquera pas aux étudiants déjà présents en France.

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