La grève générale de quatre jours décrétée sur les réseaux sociaux est différemment suivie à travers le pays. Cette démarche ne requiert pas l’unanimité au sein de la population.

Pour l’avocat Amar Khababa, « la grève générale demeure la forme la plus radicale de la lutte pacifique ». « Le peuple a fait entendre sa voie en descendant dans la rue pour dire non au cinquième mandat, je pense qu’il aurait été plus judicieux d’attendre le 13 mars, date de l’annonce de la liste officielle des candidats  à l’élection présidentielle, avant de hausser le ton », précise le juriste dans une déclaration à Actu-fil.com. « L’on ignore  pour le moment la réaction du pouvoir algérien. Ils existent plusieurs thèses. Attendons  pour voir », dit-il

Pour lui, la grève générale est « une décision prématurée » qui pourrait servir le pouvoir en place : « il parait que certaines parties au pouvoir sont favorables à la grève générale », atteste-t-il.

« Paralyser les ports, les aéroports,  les bases de Sontrach dans le sud,  fermer les écoles, sont autant d’actions susceptibles de remettre en cause le caractère  pacifique et organisé de la mobilisation incroyable du peuple algérien », pense notre interlocuteur. Ce dernier propose de remplacer la grève par d’autres actions, « symboliques mais très  fortes »,  comme   « l’organisation  des rassemblements et des marches dans les lieux de travail ».

 

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