Le président de la République dont le mandat se termine le 27 avril prochain à minuit a nommé, ce dimanche 31 mars, un nouveau gouvernement qui sera conduit par Noureddine Bedoui.

Le premier point à retenir est sans doute le maintien du général Ahmed Gaïd Salah. Hier samedi, le chef d’état-major de l’armée a réaffirmé que l’application de l’article 102 de la Constitution était « l’unique garantie à même de préserver une situation politique stable ».

Dans cette nouvelle composition, le maintien de Noureddine Bedoui dans son poste de Premier ministre est également significatif. Sa nomination le 11 mars dernier a été très critiquée par l’opinion publique. Mais cet ancien ministre de l’Intérieur et ex-wali est connu pour être un fidèle du président Bouteflika.

Le départ de Ramtane Lamamra, qui occupait les fonctions de vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, peut intriguer. Ce diplomate a été rappelé le 11 mars dernier à Alger. Sa nomination a été également très critiquée en Algérie.

Ramtane Lamamra semblait devoir jouer un rôle important dans la situation actuelle. Pourquoi a-t-il été remercié par Abdelaziz Bouteflika ? Sera-t-il appelé à jouer un rôle plus important prochainement? Rien n’est certain pour le moment.

Dans ce nouveau gouvernement, des ministres qui ont suscité des polémiques au cours de ces derniers mois ont été sacrifiés par le président. C’est notamment le cas de Nouria Benghabrit la ministre de l’Education nationale.

Le départ de Tayeb Louh est aussi à retenir même s’il était prévisible dans un contexte marqué par la protestation dans tous les secteurs dont celui de la justice. Cadre du FLN, il a été critiqué dernièrement notamment par les magistrats qui ont annoncé leur soutien au mouvement populaire. Le maintien de Houda Imane Feraoun suscite cependant de nombreuses questions.

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