Samir Larabi est militant du Parti socialiste des travailleurs (PST). Dans une vidéo postée hier sur sa page Facebook, il a alerté sur le traitement réservé aux quatre militantes interpellées au commissariat de Beraki suite à un rassemblement. 

Vous avez dénoncé le traitement subi par des militantes déshabillées par une policière lors de leur interpellation. Que s’est-il exactement passé ?

Samedi 13 avril, des militants de divers horizons ont tenté de tenir un rassemblement suite à l’information sur l’interdiction des marches durant la semaine à Alger. Ce jour-là, dix personnes ont été arrêtées dont quatre femmes. Ils les ont emmenées à la sûreté de Daira de Beraki. Ils ont fouillé tout le monde. Pour les femmes, ils ont ramené une policière qui les a dénudées.

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Comment expliquez-vous cela ?

Ces jeunes femmes sont des militantes. Ce ne sont pas des trafiquantes de drogue. La policière leur a demandé d’enlever leurs vêtements et même leurs sous-vêtements. Ils ont fait ça uniquement pour les femmes. Ils ont voulu les humilier, les intimider et dissuader les autres femmes qui oseraient aller manifester. Mais il y a eu l’effet contraire. Hier dimanche, les femmes étaient nombreuses à la place de l’Émir Abdelkader.

De nombreuses personnes démentent ces témoignages. Quel est votre commentaire ?

Je pense que ce sont des personnes qui n’ont pas le courage de voir la vérité en face. Ces femmes ont bel et bien été dénudées par la police. Nous n’avons pas dénoncé cela pour faire de la surenchère. Ces jeunes militantes ne peuvent pas faire de témoignages filmés. Même des hommes ne l’auraient pas fait. Tout le monde connaît la société dans laquelle on vit et notre culture. Cela dit, au moins trois parmi les quatre jeunes femmes (qui ont subi ce traitement) vont déposer plainte contre la police. Elles vont voir des avocats aujourd’hui.

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