Me Salah Dabouz est militant des droits de l’homme. Il répond à nos questions sur le mouvement des magistrats qui contestent le cinquième mandat du président Abdelaziz Bouteflika.

Vous avez évoqué la mobilisation des magistrats contre le cinquième mandat. Qu’en est-il réellement?

Les magistrats avaient lancé un syndicat qui s’appelle « Club des juges » en 2016. Ses initiateurs ont été sanctionnés. On a promis aux autres membres de prendre en charge leurs préoccupations. Et à ce jour, rien n’a été fait dans ce sens. Ces magistrats ont décidé dans le cadre de ce mouvement populaire de relancer le syndicat.

Ils sont combien ?

Ils sont près de 1000 magistrats dans ce syndicat. Ils sont en train de s’organiser pour relancer cette organisation et pour apporter leur soutien au mouvement populaire comme première étape.

Comment peuvent-ils soutenir ce mouvement populaire ? 

Le syndicat promet de lancer un appel à tous les magistrats pour leur demander de ne pas encadrer ces élections si elle se tenait en violation de la loi. Il ne s’agit pas pour eux que du cinquième mandat du président Bouteflika.

Quel est votre rôle ?

On a fait appel à moi et à d’autres avocats en tant que défendeurs des droits humains. Ils nous ont demandé de soutenir leur démarche vu la particularité de leur profession. Ils ont déjà été sanctionnés. Ils risquent de voir leur action étouffée.

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