Le chargé de communication de l’instance dirigeante du FLN, Hocine Kheldoune, affirme dans un entretien accordé à Actu-fil.com, que  le congrès  du parti sera tenu  au  courant du mois d’avril.  Objectif? « dépasser le complexe de légitimité »,  et permettre au FLN de prendre part « aux prochains rendez-vous politiques ».

Le FLN a apporté son soutien au mouvement populaire. Les cadres du parti seront-t-ils dans les rues demain pour revendiquer le départ du président Bouteflika ?

Nous avons effectivement appuyé le mouvement populaire. Le peuple a exprimé en toute clarté et souveraineté ses revendications. Le FLN pense que  l’Etat doit écouter attentivement les revendications de la rue et respecter sa volonté. Par contre, le FLN ne veut pas laisser l’impression de vouloir récupérer cette mobilisation citoyenne incroyable. Mais les militants du FLN sont libres, certains d’entre eux prennent part aux manifestations depuis le 22 février.

Pourquoi le cercle présidentiel veut coûte que coûte superviser la période de transition ?

Le président Bouteflika ne s’accroche pas au pouvoir, son seul souci étant de veiller au bon déroulement  de la transition. Ce qui divise réellement l’opposition et le pouvoir, c’est  justement ce point  lié à l’organisation des élections présidentielles. Pour le FLN, cet aspect   doit être discuté dans le cadre de la Conférence nationale proposée par le président de la République. Nous sommes ouverts aux débats avec tous la acteurs de la scène politique et la société civile.

Ceux qui demandent le départ du président ignorent peut- être que cela ne peu se faire dans l’état actuel des choses qu à travers l’application de l’article 102 de la constitution. La  vacance du pouvoir sera suivie par la désignation  d’Abdelkader Bensalah à la tête du pays. Une nouvelle élection présidentielle  sera  tenue dans un délai de trois mois. On aura donc des élections organisées sous l’arsenal juridique discrédité par l’ opposition et le mouvement populaire.

Plusieurs syndicats et acteurs de la société civile ont refusé de rencontrer le Premier ministre. cela ne rend-il  pas impossible la tenue de la conférence nationale proposée par Bouteflika?  

Nous n’avons rien inventé, le dialogue exige la présence d’au moins deux parties. On ne peut pas et on n’a pas le droit d’exclure une partie, sous quelque prétexte que ce soit. Le mouvement populaire va achever son premier mois, je pense que le moment est venu pour répertorier d’une manière claire les revendications de la rue et peut- être même désigner des représentants.

Concernant les concertations  de M. Bedoui, je peux vous confirmer que le FLN n’a pas reçu de  convocation. Bedoui veut un gouvernement de technocrates, nous aurions souhaité la formation d’un gouvernement d’Union nationale.

Ramtane Lamamra a visité plusieurs capitales étrangères ces derniers jours. Une visite considérée par des observateurs comme une énième provocation à l’adresse du mouvement populaire…  

Il s’agit d’une activité diplomatique officielle. Ce qui se passe en Algérie est suivie de prêt par la communauté internationale, les amis de l’Algérie en premier. Il est important donc  d’expliquer à nos partenaires ce qui se passe réglementent.

Le FLN est-il en mesure de tenir son congrès  au courant du mois de mai avec les tensions qui règnent au sein du parti?

Nous allons tenir un congrès extraordinaire au courant du mois d’avril. Le FLN a une sérieuse crise de légitimité qu’il faut impérativement régler, pour pouvoir prendre part, sans complexe, aux prochains rendez-vous politiques.

Qui est en mesure de convoquer ce congrès en l’absence du comité central?

C’est le président Abdelaziz Bouteflika qui l’a convoqué..

Comment et quand?

Le statut du parti confère dans son article 131 au président Bouteflika, qui est le président du FLN, le droit de convoquer un congrès extraordinaire. Il a chargé par la même occasion l’instance dirigeante du parti de préparer ce rendez-vous important. Il faut savoir que le président a convoqué  une première fois le congrès extraordinaire le 14 octobre , mais  le parti n’était pas prêt encore à aller vers cette réunion.

Il faut aller vers ce congrès très vite parce que le parti est sans structures. Le bureau   politique est dissout, le comité central est écarté. Je peux vous confirmer que le parti ignore le nombre de membres du CC.

1 COMMENTAIRE

  1. Mr Khaldoun a t il rencontre Mr BOUTEFLIKA en personne ou a t il reçu une lettre comme a son habitude.Tout ce que dit ce Mr Kheldoun n est que pure mensonge.Le peuple ne vous croie plus .Que le président se présente physiquement devant son peuple.Son absence durable fait douter même de son existence.

S'il vous plaît entrer votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici