Djilali Hadjadj est le porte-parole de l’Association algérienne de lutte contre la corruption (AACC). Pour lui, la démission du président du Conseil constitutionnel est liée au discours du général Ahmed Gaïd Salah sur la réouverture des dossiers de corruption.

Vous avez estimé que la démission de Tayeb Belaïz était directement liée au dernier discours du chef d’état-major sur la réouverture des dossiers de corruption. Pourquoi? 

Tayeb Belaïz était à l’époque de l’affaire Khalifa ministre de la Justice. Il fait partie des membres du gouvernement qui avaient obtenu, à l’époque, des prêts extrêmement importants auprès des agences Khalifa sans justificatifs. C’était des prêts de complaisance qu’ils n’avaient pas remboursés.

Donc vous pensez que c’est l’une des personnalités visées par le général Ahmed Gaïd Salah…

J’en suis persuadé. Quand j’ai lu le discours du chef d’état-major, j’étais persuadé que c’était Tayeb Belaïz qui était visé. Il n’y a aucune autre raison qui expliquerait sa démission. La stratégie des cellules grises de l’Armée nationale populaire (ANP) était évidemment d’obliger ce personnage contesté à démissionner en lui rappelant les dossiers compromettant.

La justice n’a pas encore tranché sur son cas et celui d’autres ministres…

Ces dossiers sont au niveau de la cour suprême qui constitue, pour moi, le cimetière des affaires de corruption qui implique les dignitaires du pouvoir.

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