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Dans  cet entretien à Actu-fil.com, le Coordinateur de l’instance présidentielle du FFS affirme  que le changement ne peut venir que du peuple . « Ce système ne veut rien savoir, ne veut rien entendre. Il a trop manipulé à travers la violence, la répression et  la corruption qui s’est institutionnalisée ».

La rue en Algérie se révolte contre le 5e mandat du président Abdelaziz Bouteflika . Quelle est votre lecture ?   

La position du FFS sur les élections présidentielles est claire et ne souffre d’aucune ambiguïté. La prochaine présidentielle ne sera ni démocratique ni transparente ni libre, parce que la volonté politique est inexistante, parce que ce système a toujours rejeté les solutions de sorties de crise ou il les a vidé de leur contenu.

Le FFS avait essayé d’aller vers une conférence nationale souveraine. Le parti a effectué  un travail monstre qui a été tout simplement bloqué. La raison ? Notre refus de travailler avec les partis du pouvoir, parce que ces derniers font partie du système. Un système qu’on veut  bannir pour bâtir la deuxième république.

En l’absence d’une volonté politique, c’est au peuple de contrôler sa destinée, et c’est exactement ce qui est entrain de se  produire maintenant dans les rues du pays. La rue va l’emporter. Alger s’est libérée, cela constitue pour le FFS un indice fondamental du changement.

Le système est dans la logique du mandat à vie, ce qui est loin d’être une surprise pour nous. Le système est dans l’alternance clanique depuis toujours, mais jamais dans l’alternative démocratique et sociale. Ce système  refuse le changement, il veut se pérenniser à travers  un mandat à vie.

Le général de corps d’armée, Ahmed Gaïd Salah a mis en garde contre les « appels douteux  qui poussent des Algériens égarés vers des sentiers douteux et peu sûrs ». Quel est votre commentaire ?

Le moment est venu pour la voix du peuple de se faire entendre. La  voix du peuple qui est seule source légitime du pouvoir politique en démocratie, revendique le changement. A ceux qui parlent de manipulation, je répond que les rues de toute l’Algérie sont occupées par le peuple. Un peuple qui gagne en maturité, qui commence à réhabiliter la politique et à se réapproprier des espaces publics d’expression libre et de manifestation.

Des que  le  système  a annoncé le mandat à vie, les algériens étaient disponibles à sortir pour manifester, pour dire non à l’humiliation. Le peuple revendique le changement du système qui est là depuis 57 ans. La génération qui a combattu le colonialisme, doit libérer l’être humain.  La nouvelle génération a le droit de s’exprimer et de manifester.

Le mouvement citoyen est pacifique. Les dérives et les manipulations ne peuvent venir que du système. Sauf que le peuple est fatigué, le système n’est plus en mesure  de le manipuler.

Le vice- ministre de la défense a-t-il choisi son camp ?

Gaid Salah a choisi son camp ça fait bien long temps. Il n’est pas le seul d’ailleurs.

Une confrontation entre le système et le peuple est -elle envisageable? 

Si le système opte pour la répression, il plongera le pays dans le chaos.

Pensez- vous que le président de la République va renoncer à sa candidature ?  

La suite est très difficile à imaginer.  Certains politiques se sont inscrits dans  le rendez-vous du 18 avril, alors que ces élections ne seront pas libres. Impossible.

Une élection  se prépare au moins une année à  l’avance. Depuis 1999, rien n’est discuté. Ni le vote des corps constitués, ni l’assainissement du fichier électoral. Les conditions d’une élection libre et transparente sont inexistantes. Le système détournera les voix des électeurs. Même si Bouteflika se retire de la course pour les présidentielles,  le système s’arrangera toujours pour désigner son candidat.

Il faut un rapport de force  énorme et cela ne peut venir que du peuple. Ce système ne veut rien savoir, ne veut rien entendre. Il a trop manipulé à travers la violence, la répression, la corruption qui s’est institutionnalisée désormais.  Il cherche quoi ce système ?  l’effondrement de l’Etat ?

Quelle est la solution à votre avis ?

Il faut aller vers un consensus. Il faut organiser une  vraie conférence nationale souveraine, et non, comme suggéré par le système, une réunion pour parler du report des élections ou  de soi-disant réformes .

 Est-ce que le FFS va se rallier aux mouvements de protestations ?   

Le FFS est pour le boycott des élections présidentielles. On a établi un programme pour mobiliser le peuple dans un cadre pacifique. Certains de nos cadres et militants étaient présents le 22 février dans les manifestations. On sera  avec le peuple le 1 mars.

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