Dans cet entretien à Actu-fil.com , l’ancien président de l’Assemblée populaire nationale, revient sur la candidature du président, et affirme « qu’il est primordial d’éliminer de la machine tous les ripoux qui, profitant des circonstances et des occasions, se sont glissés dans les rouages de l’État » .

Le président Abdelaziz Bouteflika a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle. Quel est votre commentaire?

Je n‘ai jamais caché ma fidélité et ma loyauté au président de la République. Il est évident que je soutiendrai sa candidature, d’autant plus que dans sa lettre d’intention il y’a des engagements que moi personnellement souhaitait le voir prendre pour l’avenir. Ce mandat servira essentiellement à réformer le système politico-économique.

Ce mandat peut servir de faire entrer le pays dans une économie moderne qui ne dépend plus que du pétrole, parce que c’est un grand problème sur lequel nous n’avions pas eu de réussite ces dernières années. Le cinquième mandat permettra aussi de mettre en œuvre une nouvelle réforme de l’Etat.

Dans sa lettre de candidature, Abdelaziz Boutelfika a promis d’organiser une conférence nationale durant laquelle un grand débat sera initié sur les réformes nécessaires à même de permettre de faire entrer l’Algérie dans une nouvelle phase.

Tout en exprimant mon soutien au président, je n’ai jamais dit que tout va bien dans le pays, que tout fonctionne comme il le faut. Il y’a eu des résultats positifs, il y’a eu des avancées, mais il y’a eu aussi des défaillances qu’il faut traiter sérieusement dans l’avenir. Il est important de mener une bataille sans relâché contre la corruption. Il est primordial d’éliminer de la machine tous les ripoux qui, profitant des circonstances et des occasions, se sont glissées dans les rouages de l’Etat

Allez- vous prendre part à la campagne du président Bouteflika?

je participerai à la campagne du président si mon parti me sollicite. je serai là si mon parti décide que je peux être utile. Ceci dit, j’aimerai bien, à l’occasion de cette campagne, voir émerger de nouvelles têtes capables de prouver sur le terrain leurs aptitudes politiques.

Pensez-vous que le président de la République aura la possibilité de réaliser durant le cinquième mandat, s’il est élu, ce qu’il n’a pu le faire en 20 ans?

Je pense qu’il y’a assez d’éléments qui peuvent servir le président dans sa démarche. Pour moi, j’ai toujours dit qu’il y a nécessité de faire évoluer le pays beaucoup plus vite. En matière économique, nous avons beaucoup de manquements, il faut que nous sortions de cette archaïsme économique.

La santé du président constitue pour des observateurs et des acteurs de la scène politique un obstacle majeur à l’accomplissement de ses engagements…

C’est désolant de le dire, mais il y’a effectivement un déficit d’hommes politiques de taille qui pouvaient être à la hauteur de la situation, et qui étaient de surcroît consensuelles. Je ne dénie pas aux uns ou autres les qualités ou les compétences, mais pour être à la tête de l’Etat algérien, il faut que la personnalité dispose d’un minimum consensuel.

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