Lundi 1er avril, le parquet général près la cour d’Alger a annoncé l’ouverture d’enquêtes préliminaires pour des « faits de corruption et de transferts illicites de capitaux à l’étranger ». Il a également confirmé la mise en oeuvre de la procédure d’interdiction de sortie du territoire à « l’encontre de certaines personnes ».

LIRE AUSSI : Le parquet général annonce des enquêtes pour des « faits de corruption et de transfert…

L’annonce du parquet général est intervenue au lendemain de l’arrestation d’Ali Haddad au niveau du poste frontalier d’Oum Tboul. Mercredi 3 avril, Ali Haddad a été mis sous mandat de dépôt à six heures du matin après avoir été entendu par le juge d’instruction au tribunal de Bir Mourad Raïs pour la détention d’un deuxième passeport algérien.

Interrogé par Actu-fil.com, Me Noureddine Benissad espère que tout « se passe dans le cadre de la loi ». « On ne veut pas de justice de téléphone pour tout le monde. On ne veut pas que les pratiques du système se reproduisent même à l’encontre des personnes accusées de dilapidation de deniers publics », assure-t-il.

« Il ne faut pas que ça soit une chasse aux sorcières. J’espère que ce sont pas des règlements de comptes. On ne peut pas parler de justice indépendante et impartiale dans un système autoritaire et totalitaire », estime cet avocat et président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH).

Pour lui, la démission du président Bouteflika ne va pas changer le système. « Ce n’est pas parce que le président a démissionné que le système a changé », a-t-il dit.

S'il vous plaît entrer votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici