A l’issue de la prise en photo du nouveau gouvernement à l’Elysée, un photographe a exprimé son mécontentement contre le Chef de l’Etat français. 

Le photographe français Corentin Fohlen, a récemment eu l’honneur et le privilège de saisir en photo les nouveaux membres du gouvernement de Jean Castex, à l’issue de la nomination officielle de ces nouveaux collaborateurs. Néanmoins, une parution de ce vendredi 31 juillet divulgue un confidence choc du photographe, où il fait des reproches à Emmanuel Macron, suite à cette expérience déplaisante.

Des formalités strictes 

Corentin Fohlen n’a pas eu l’occasion de refaire des photographies au sein du palais présidentiel depuis 2012, selon ses explications, recueillies dans le journal Libération de la fin du mois d’août, vendredi dernier. Ce photoreporter autonome fut ainsi interloqué, en prenant connaissance des changements dans les règlements à suivre au sein de l’Elysée, depuis l’époque de Nicolas Sarkozy. Il révèle ainsi ses désagréments suite à cette récente expérience, en soulignant notamment le fait d’avoir dû patienter l’arrivée des ministres à l’extérieur de l’Elysée, sous un soleil tapant. En effet, les membres de la sécurité présidentielle présents sur place, avaient veillé minutieusement à ce que les photos prises, respectent à la lettre, les cadres fixés par les protocoles en vigueur. 

Le photographe choqué devant ce qu’il a dû subir

Alors qu’il effectuait son travail de photographe professionnel, des agents de sécurité lui avaient mis de l’ombre en essayant à chaque fois de le recadrer. Une situation contraignante, que Corentin Fohlen avait décrit comme une atteinte à la liberté de photographier, selon ses propos recueillis dans le magazine. Le jeune homme, envoyé par l’agence Divergence, s’est également plaint de s’être fait suivi par des agents de sécurité vers la fin de son intervention, alors qu’il essayait de s’écarter du champ de la photo des nouveaux membres du gouvernement de Castex. Il a également évoqué son mécontentement suite à des mains venues se poser brusquement sur son appareil photo durant le capture. Des gestes prouvés par des séquences saisies par le photographe et sur lesquelles on pouvait clairement voir des personnes haut placées, à l’exemple de Quitterie Lemasson, Rodrigue de Furcy ou encore Edouard Schmidt, conseiller technique presse, au cabinet du Premier ministre. Des gestes déplacés que l’Elysée pour se défendre, avait qualifié d’un “excès de zèle”.