Des marches et des rassemblements contre le cinquième mandat du président Abdelaziz Bouteflika sont prévus, ce vendredi 1er mars, dans plusieurs wilayas à travers le pays notamment dans la capitale. Le nombre des personnes qui prendront part à ces manifestations devraient être plus important par rapport à celui enregistré vendredi 22 février vu l’ampleur de la mobilisation.

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Plusieurs partis politiques de l’opposition ont annoncé leur participation à ces manifestations dont le Front des forces socialistes (FFS) et le Parti des travailleurs (PT). Un ancien combattant de la guerre de Libération et des personnalités nationales dont un ancien chef du gouvernement, Ahmed Benbitour ont lancé un appel aux Algériens pour participer à ces actions.

« En fait, il (Ahmed Ouyahia, NDLR) veut faire peur au peuple. Un peuple qui s’engage, qui lutte et qui est sur le terrain. Et la réponse, il va l’avoir à travers la rue, de manière massive. Le peuple n’a pas peur », a déclaré Atmane Mazouz, député du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) hier jeudi.

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Comme le 22 février dernier, ces marches et rassemblements devraient commencer après la grande prière du vendredi. L’itinéraire de la marche n’est pas connu. Mais les manifestants devraient se rassembler notamment à la place du 1er mai et au niveau de la Grande poste. Vendredi dernier, les protestataires ont tenté de marcher vers la présidence à El Mouradia. Sans succès.

La réaction des forces de l’ordre ne devraient pas être différente. Vendredi dernier, un dispositif important a été mis en place notamment autour des lieux symboliques comme la Présidence, les deux chambres du Parlement et le Palais du gouvernement. Les forces de la police n’ont toutefois pas usé de violences contre les protestataires.

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Hier jeudi, Amnesty international a tout de même demandé aux autorités algériennes de « faire preuve de retenue ». L’organisation a également appelé les « forces de sécurité algériennes » à « s’abstenir de recourir à une force excessive ou inutile pour disperser des manifestants pacifiques ».

« Tandis que la tension monte en même temps que la contestation, Amnesty International demande aux autorités algériennes de faire preuve de retenue, de respecter les droits des manifestants et de ne pas faire usage d’une force excessive ou inutile pour réprimer des manifestations pacifiques », a déclaré Magdalena Mughrabi, directrice adjointe d’Amnesty international pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.

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