Sans surprise, l’opposition qui s’est réunie ce  mercredi 19 février au siège  du parti El Adala, s’est séparée sans choisir un candidat unique de l’opposition à l’élection présidentielle. Les chefs de partis et personnalités politiques conviés à cet événement se sont donnés rendez-vous au mois de mars pour trancher cette question.

L’échec de la réunion était prévisible. Ce matin,  le président du MSP, Abderrazak Makri, a donné  le ton en faisant savoir qu’il ne comptait rien concéder à ses adversaires de l’opposition. « Je serai candidat à l’élection présidentielle », a-t-il lancé à l’assistance, à l’occasion d’une rencontre qu’il a animée au siège de son parti pour présenter son programme électoral.  Makri reproche à l’opposition y compris aux initiateurs du sommet de l’opposition d’avoir « ignorés » en septembre dernier son initiative du « consensus national ».

Pourquoi a-t-il  décidé  alors de prendre  part à cette réunion ?  « Makri voulait éviter le piège que les instigateurs de cette initiative ont voulu lui tendre », précise à Actu-fil.com  un proche collaborateur du président du MSP. En fait, Makriselon nos informations, «  était convaincu que Djaballah voulait lui faire endosser l’échec du sommet de l’opposition ». « Nous avons décidé d’y participer pour ne pas donner cette occasion à Djaballah », poursuit notre source.

Il faut savoir que les relations entre Makri et le leader islamiste Abdellah Djaballah  n’ont jamais été bonnes. Les relations entre El-Adala et le MSP ne sont pas meilleures. Une tension qui a ressurgi lors de la rencontre bilatérale qui a précédé le sommet de l’opposition. Makri, selon nos  sources,  a demandé à Djaballah de soutenir sa candidature à l’élection présidentielle. «  Il voulait  être le candidat unique de l’opposition. Il a estimé qu’il à plus de chance  que  les autres candidats  de  convaincre le peuple ,et récolter les 60.000 signatures », affirme notre source.  Une version confirmée à Actu-fil.com par un proche collaborateur de Makri : « oui nous avons demandé à Djaballah d’être derrière Makri le 18 avril, mais ce dernier a refusé ».

Makri reproche  aussi à Djaballah de vouloir unir l’opposition autour de la candidature d’Ali Benflis. « Nous savons qu’il est avec Benflis », précise un cadre dirigeant du MSP.

Le MSP a programmé une réunion extraordinaire de son conseil consultatif le 2 mars pour valider la candidature de Makri.

Qu’en est –il  pour Benflis ? Son parti a programmé une réunion du comité central le 28 février pour décider si oui ou non le président de Talaie El Houriyet sera candidat. Sauf changement de dernière minute, Benflis ne prendra pas part à ces élections. Ce dernier aurait compris qu’avec la candidature du président Bouteflika, « le jeu » est complètement fermé. Il sera très difficile de le convaincre de soutenir un autre candidat.

La réunion d’aujourd’hui a été sanctionnée par un communiqué, dont lequel les participants ont annoncé leur soutien aux mouvement de protestation contre le 5e mandat.Ils ont mis  en garde le pouvoir contre le recours à la violence pour mater la colère des citoyens.

Selon la même source, la réunion de l’opposition reste ouverte « à toutes les forces politiques sérieuses ».

 

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