Des scientifiques français ayant entamés des recherches sur l’alimentation bio ont découverts leurs bienfaits sur l’organisme en vue de prévenir le cancer 

Selon les résultats des études scientifiques, le fait de manger des plats issus de l’agriculture biologique, à fréquence régulière, limiteraient les risques d’atteindre le cancer jusqu’à hauteur de 25%. Zoom sur l’action des aliments biologiques sur l’organisme. 

Des études approfondies sur les impacts physiologiques de l’alimentation bio 

Sachant que les repas quotidiens consommés par nos enfants renferment plus de 80 composés néfastes à la santé, il est devenu urgent de changer de mode et d’hygiène de vie. L’alimentation bio s’inscrit dans le cadre de cette initiative et s’avère être bénéfique pour plusieurs raisons. Selon une étude divulguée dans la JAMA Internal Medicine en Octobre 2018, consommer des nourritures biologiques réduirait de 25% les risques de cancer. En effet, les aliments bio contiennent très peu de produits chimiques comparés aux nourritures issus de l’agriculture traditionnelle. Ce qui expliquent leurs effets moins nocifs sur la santé. En France, au sein de l’Épidémiologie et Statistiques Sorbonne, basé dans la capitale, des chercheurs de l’Inra, du CNAM, de l‘Inserm mais aussi de l’Université Paris 13 se sont donnés la main, pour conduire les expérimentations sur l’alimentation biologique. Dans le cadre de l’observation, plus de 68 000 bénévoles ont été mobilisés. Les scientifiques français ont ainsi basé leurs études sur la fréquence à laquelle les participants consommaient des nourritures bio ou traditionnelles, issues de différentes catégories alimentaires, en observant leur état de santé sur une période de 7 ans. Durant cette période, il a ainsi été recensé 1340 nouveaux cas de cancers parmi les témoins.

Prioriser des repas à base d’ingrédients faibles en pesticides

A l’issue de l’étude, il a pu être conclu une réduction des risques de cancer de 25% chez les participants ayant consommés régulièrement des aliments bios, en comparaison avec le panel qui en consommaient de manière intermittente. Un taux de réduction de 34% des cancers du sein, a même été constaté chez les femmes en ménopause et 76% de moins, de risques d’exposition aux lymphomes. Un résultat qui serait dû à la faible dose de pesticides contenus dans les aliments bio, et la quantité plus abondante en nutriments vitaux à l’exemples de la vitamine C, les polyphénols et les acides gras dont l’organisme a besoin pour assurer son métabolisme de base. Aussi, le panel qui avait été testé dans le cadre de l’expérimentation mangeait sain et équilibré, fumait moins et pratiquait des exercices physiques de manière régulière. Les facteurs pris en compte incluent également les conditions socio-démographiques et les antécédents de chaque bénévole. Les conclusions confirment toutefois que ces conditions n’avaient rien changé aux analyses établies par les chercheurs. Quoi qu’il en soit, le Haut Conseil de Santé Publique (HCSP) préconise de prioriser les aliments faibles en pesticides, surtout pour les fruits et légumes, les légumineuses et les céréales. D’où l’enjeu de consommer bio pour préserver une bonne santé, loin des maladies pathologiques comme le cancer, à long terme.