L’Algérie s’apprête à vivre aujourd’hui son cinquième vendredi de mobilisation. « Le hirak ne s’affaiblit pas », c’est le mot d’ordre des millions d’Algériens attendus aujourd’hui dans les rues à travers le pays. C’est aussi  un message adressé à un pouvoir qui ne veut rien concéder au mouvement populaire.

Le cercle présidentiel a misé  sur l’essoufflement de la mobilisation populaire. Peine perdue, la mobilisation est de plus en plus forte, de plus en plus organisée et de surcroit très déterminée.

Déstabiliser, perturber par ces réactions inattendues des Algériens, le pouvoir tente tant bien que mal de trouver une issue à sa crise. et pour cela, il envoie maladroitement son nouveau chef de la diplomatie Ramtane Lamamra sillonner le monde, dans l’espoir de convaincre  nos partenaires « de l’intérêt suprême du maintien du président Bouteflika au pouvoir ». « Nous avons expliqué à nos partenaires la réalité de situation dans le pays », a déclaré Lamamra à partir de Berlin.

Lamamra a présenté quelle version et quelle réalité à nos partenaires?  L’avenir nous le dira.  L’histoire retiendra en tout cas que le pouvoir algérien qui a acquis depuis toujours cette réputation d’être excessivement allergique à toute ingérence étrangère, a tenté de la provoquer pour sauver son existence.

Qu’en est-il pour la mission de Lakhdar Brahimi? L’ancien diplomate algérien semble se fixer lui aussi un seul  objectif: « sauver le navire de Bouteflika ». « Brahimi est là pour sauver l’honneur de Bouteflika », affirme un diplomate algérien à Actu-fil.com. Brahimi a validé au nom du pouvoir, la feuille de route du président.

Dans la foulée, le supposé Premier ministre,Noureddine Bedoui,  a disparus  depuis  sa dernière conférence  de presse. Une sortie  qualifiée par les observateurs « de catastrophique ». L’ex ministre de l’intérieur peine à former son gouvernement de technocrates » ou de « technocrates partisans ». Lui même ne semble pas connaitre avec précision  la mission qui lui a été attribuée.

Sur le plan politique, cette dernière semaine a été marqué incontestablement  par  « des ralliement » tactiques au mouvement El Hirak. D’abord de la part d’Ahmed Ouyahia, l’ex Premier ministre, qui a appelé le pouvoir à répondre dans les meilleures délais aux revendications de la population, suivie par son porte- parole  Seddik Chihab, qui a osé dire  tout haut , ce que le RND, et en premier lieu Ouyahia, pensait tout bas.

Le FLN de Mouad Bouchareb « rêve » désormais avec le peuple et appuie le mouvement populaire. comme il fallait s’y attendre Amar Ghoul a suivi a caravane de l’alliance présidentielle. On attendra dans les prochains jours les réactions d’Amara Benyones.

Cinq semaine depuis le début des manifestations et le pouvoir  ne  veut rien concéder aux algérien. « Le cercle présidentiel veut prolonger le mandat du président et organiser la transition.  Laissant croire qu’ en Algérie  il y a  40 millions « de mineurs » incapables de gérer  convenablement leur destin. L’institution militaire se dit dans son discours  » être avec le peuple ».  La rue a dit  d’une seule voix : « pouvoir dégage ».

 

 

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